Messahel à propos des frappes de drones américains en Tunisie: « Une affaire interne des Tunisiens »

mardi 29 novembre 2016 à 11:08
Source de l'article : Lexpressiondz.com

Le président du Conseil présidentiel du gouvernement d’entente nationale de Libye, Fayez Serradj, en Algérie dans les prochains jours.

Les activités terroristes se renforcent du jour en jour dans les pays du Sahel. «Alors qu’il y a quelque temps leurs activités ont été sanctuarisées dans la zone de Kidal et Tigharghar au nord du Mali, le champ d’action des groupes terroristes s’étend de plus en plus. Aujourd’hui, les activités terroristes se sont étendues à Gao, à Tombouctou, à Bamako, mais également à d’autres pays de la région, comme le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et récemment encore au Niger», a déclaré hier au Palais des nations (Club des pins) le ministre chargé des Affaires maghrébines, de l’Union africaine et de la Ligue arabe, Abdelkader Messahel en marge de l’ouverture des travaux de la quatrième session du groupe de travail sur le renforcement des capacités des pays du Sahel.

«Le terrorisme bénéficie de sa jonction avec un large éventail d’activités criminelles, dont le trafic de drogues et d’armes, la traite des êtres humains, les kidnappings contre rançon ainsi que la migration illégale», a -t-il souligné dans son allocution d’ouverture. «Les commanditaires du terrorisme instrumentalisent également la fragilisation des pays du Sahel et la faiblesse des ressources dont souffre cette région dans leurs campagnes de propagande et de recrutement», précise-t-il.

Il a souligné que «ces réalités et les contraintes qu’elles imposent aux pays de la région sont aggravées par la persistance de l’occupation de territoires et le contrôle de populations par les groupes terroristes dans quelques zones limitées de certains pays sahéliens». Cette réunion s’inscrit dans le cadre du Forum global de lutte contre le terrorisme.

«Il s’agit à travers ce genre de réunions de faire des évaluations et de se projeter dans des actions», a-t-il indiqué. Par action «nous entendons le renforcement des capacités, c’est-à-dire permettre à ces pays de se doter de moyens efficaces pour faire face au terrorisme. Il s’agit aussi de favoriser la formation, qui est extrêmement importante, de troupes aguerries et préparées pour la lutte antiterroriste dans le désert dans le cas du Sahel.

Enfin, les puissances occidentales doivent apporter un soutien logistique pour accompagner ces pays dans leur lutte contre le terrorisme», a-t-il estimé. Il a annoncé l’organisation d’ici le printemps prochain d’une «grande conférence sur la place de la réconciliation nationale dans la lutte antiterroriste».

S’agissant de l’éventualité de voir la Libye se transformer en sanctuaire de Daesh, il a indiqué qu’ «en tant que pays voisin de la Libye, il était du devoir de l’Algérie d’être à l’écoute des préoccupations des Libyens», estimant toutefois que l’ingérence et les interventions militaires étrangères sont «génératrices de chaos» et ne font pas partie de la démarche de l’Algérie.

Il a, en outre, évoqué les nombreuses visites effectuées par les responsables libyens et Algériens, dont celle du président de la Chambre des représentants, Saleh Aguila reçu avant-hier à Alger, annonçant la venue à Alger dans les prochains jours du président du Conseil présidentiel du gouvernement d’entente nationale de Libye, Fayez Serradj. «Notre but est d’avoir un seul agenda pour les Libyens, se basant sur la réconciliation nationale, le dialogue inclusif et la défense de l’unité du territoire libyen, en parallèle nous travaillons à avoir un agenda commun pour les pays du Sahel et pour la communauté internationale, dans le but d’accompagner les Libyens à résoudre le conflit et non pas pour interférer», a-t-il conclu.

En réponse à la question relative à la confirmation par le président Béji Caïd Essebsi de l’autorisation de frappes donnée à des drones américains en Tunisie, il a répondu: «Je n’ai pas de réaction à faire sur ce sujet», ajoutant que «chaque pays s’assume… normalement il y a l’opinion publique locale qui a réagi, donc cette question relève d’une affaire interne des Tunisiens.»

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