Renforcement des prestations de service à l'Aéroport International d’Alger

mercredi 10 juin 2009 à 8:32
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223.jpgDimanche 10h50 à l’aéroport international d’Alger. La compagnie Aigle Azur annonce l’embarquement à destination de Lille. Les desks de toutes les compagnies ne désemplissent pas de monde en ce début de cette saison estivale.

11h50, c’est au tour de la compagnie nationale Air Algérie d’annoncer son vol pour Paris et un peu plus tard la Turkish Airlines, qui emboîte le pas pour un vol sur Istanbul.

Ainsi se poursuit la valse des vols de douze compagnies aériennes (Air France, Air Algérie, Aigle Azur, Alitalia,, Royal Air Maroc, Tunisair, Spanair, Lufthansa, Qatar Airways, British Airways et Iberia) dont les bureaux de représentation sont bien mis en évidence à l’intérieur de l’enceinte aéroportuaire prise en charge par la Société de gestion des services des infrastructures aéroportuaires (SGSIA).

Avec plus de 8 000 passagers traités quotidiennement et une progression du flux de 8% arrêtée au mois d’avril, l’aérogare internationale d’Alger Houari-Boumediene connaît une activité des plus intenses et à plus forte raison la présente saison estivale s’annonce plus animée avec au menu des rendez-vous culturels importants à l’image du Festival culturel panafricain (Panaf 2009).

Raison supplémentaire pour que les instances concernées prennent des dispositions spécifiques pour renforcer le programme habituel. Rencontré dans son bureau lors de notre visite, M. Tahar Allache, P-DG de l’aéroport d’Alger, nous a confirmé cette optique indiquant l’existence du comité FAL qui réunit tous les intervenants (police, Naftal, Protection civile, Air Algérie, douanes, etc.)

« Le trafic est en constante augmentation. Nous avons enregistré 8% jusqu’au mois d’avril et la tendance ne fait que se confirmer, car nous nous attendons à beaucoup plus », nous a déclaré notre interlocuteur qui a longuement insisté sur la pertinence de coordonner les actions.

« Les responsables sont perpétuellement en contact, mais cela ne suffit pas. Il nous faut apprendre à communiquer à tous les niveaux et accomplir le travail en profondeur pour faire remonter, ensuite, l’information et agir efficacement », martèlera-t-il.

Force est de constater que la mise en exploitation, depuis 2006, d’une aérogare qui répond aux normes internationales, a quelque part contraint toutes les parties à adopter des mécanismes modernes et plus efficaces.

L’on peut aisément parler d’une plate-forme d’un standing autrement plus attractif qui accueille une clientèle qui ne cesse d’évoluer, notamment avec le retour des compagnies étrangères qui opèrent désormais à partir de l’Algérie.

La saison estivale a, elle seule, nécessité une organisation spéciale qui n’a pas manqué d’être mise sur place. Les lacunes, néanmoins, persistent et constituent la préoccupation majeure des concernés.

Pour cet été, plusieurs travaux d’aménagement ont été lancés pour améliorer les lieux en plus de l’acquisition de 1 000 chariots supplémentaires et le renforcement du personnel (hôtesses, contrôleurs, surveillants des tapis, préposés aux chariots, etc.).

Le contrôle sanitaire aux frontières, qui fait l’objet d’un dispositif spécifique depuis la déclaration de la grippe porcine, sera conforté également. La sécurité et les services des douanes renforceront, à leur tour, leur personnel.

Ils ont été 350 douaniers et 1 200 policiers l’été dernier et cela sera le cas encore cette année, si ce n’est plus. La nouveauté qui ne manquera pas de réjouir un grand nombre de voyageurs réside dans l’introduction du Wifi au niveau des salons en attendant sa généralisation à tous les autres espaces grâce à une carte à acquérir sur les lieux (service pays).

« Le passager demeure encore et toujours notre priorité », insistera M. Allache, expliquant à l’occasion qu’il n’était pas question pour autant de négliger les autres aspects, car il y va de l’image de l’Algérie.

« Il existe une particularité pour cet été qu’il ne faudra pas perdre de vue. Le mois de Ramadhan arrivera plus tôt que d’habitude et nous ne connaissons pas encore le comportement du vacancier », a suggéré M. Allache, affirmant être paré aux deux scénarios dans le cas où les vacanciers repartiraient plus tôt que d’habitude et donc le pic des départs aura lieu dès juillet ou alors ils resteront le maximum de temps.

Quoi qu’il en soit, la saison estivale commencera en juin pour durer jusqu’au 15 septembre et la SGSIA s’emploie à travailler de concert avec les compagnies aériennes dans le cadre d’une commission présidée par le directeur de l’exploitation.

Les commerces et autres prestations disponibles au niveau de la structure elle-même constituent un large éventail en relation avec l’activité aéroportuaire et participent, entre autres, à la promotion de la destination et de l’artisanat.

Reste plus qu’à réorganiser le parking avec tout ce qu’il abrite comme station de bus (relevant de la direction des transports) ou encore les chauffeurs de taxi.

« En effet, il reste du travail à faire en ce sens et nous sommes en train d’étudier la faisabilité d’établir une convention. C’est en voie de règlement », nous a déclaré le responsable de l’aéroport d’Alger, citant au passage les bons résultats obtenus avec le passage des étudiants de l’École de l’hôtellerie et du tourisme qui ont effectué des stages à l’aéroport portant le label « Je préfère l’Algérie ».

« L’initiative était louable et consiste à orienter les passagers et les assister, notamment pour ce qui est des personnes âgées et les mamans accompagnées d’enfants en bas âge », reconnaîtra M. Allache, précisant que c’est là la manière de la SGSIA de contribuer à l’enrichissement du marché du travail via l’aide apportée au secteur de l’enseignement en recevant des stagiaires dans différents services.

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