Très Proche De Ammar Saâdani: La chute du député Tliba

mardi 22 novembre 2016 à 20:09
Source de l'article : Lesoirdalgerie.com

Hier porté aux nues et estimé aux limites de l’idolâtrie par ses pairs de l’hémicycle parlementaire, voire au-delà, le député milliardaire Baha Eddine Tliba est devenu, comme par un tour de magie, «indésirable», «pestiféré».


Mohamed Kebci – Alger (Le Soir) –
Ce député, élu en mai 2012 sur une liste d’un parti microscopique à Annaba avant de rallier le vieux front du pouvoir et s’y frayer une place de choix, jusqu’à se voir confier une des vice-présidences de l’APN, a, en un laps de temps court, pu s’imposer comme un des personnages incontournables du FLN, voire même de la périphérie du sérail, certains ministres se prévalant même de son soutien ou de sa caution.
Et l’avènement de Ammar Saâdani à la tête de l’ex-parti unique n’a fait que conforter davantage ce sulfureux personnage que le petit peuple connaît et reconnaît plus que grand nombre de membres de l’équipage à Sellal, non pas que par sa physionomie qui sort de l’ordinaire pour un homme public comme lui.
Sauf que la «démission» de l’ex-président de l’APN de la tête du FLN semble révéler, chaque jour un peu plus, ses tentacules. C’est que le jeune homme d’affaires se sent de plus en plus isolé, voire «lâché» au point que ses pairs de l’Assemblée n’ont pas hésité, dimanche dernier, à quitter la plénière juste au moment où il entamait son intervention autour du projet de loi fixant les hautes responsabilités de l’État ainsi que les fonctions politiques interdites aux binationaux.

Hier encore, il était pratiquement sur toutes les lèvres, pas que de ses camarades partisans, mais également sur celles des ses collègues, notamment du RND.
Il est reproché à Tliba son «forcing» pour annuler la tant controversée prime de départ des députés, pour, selon lui, «participer à la politique d’austérité» adoptée par les pouvoirs publics à l’effet de faire face à la grave crise financière du pays. Surtout que ces députés s’apprêtent, aujourd’hui même, à avaliser un projet de loi de finances pour l’année 2017 à très forte empreinte d’austérité puisque consacrant une cascade de hausses de taxes, de création d’autres qui se répercuteront inévitablement sur le pouvoir d’achat des citoyens.
Et d’aucuns parmi ces députés n’ont pas hésité à lui signifier qu’il devait montrer la voie, lui le milliardaire «soudainement soucieux du sort des petites gens». Puisque pouvant facilement faire don de la totalité de la prime de départ de l’ensemble des députés. C’est de la pure diversion dans l’optique d’un repositionnement vu qu’il a perdu le soutien de son mentor», commente un député du FLN.
Aussi, et si cela s’avérait, le sulfureux député ne serait pas surtout dans les grâces de l’actuel secrétaire général du FLN. Djamal Ould-Abbès aurait, en effet, exigé des députés du parti voulant postuler pour un autre mandat à l’occasion des prochaines élections législatives, d’être élus auparavant sur une liste du parti. Ce qui n’est pas le cas de Tliba, élu en mai 2012, faut-il le rappeler, sur la liste d’un de ces micropartis avant de migrer vers le FLN et s’y imposer, non par la force d’un quelconque parcours militant mais par celle de l’argent qui ne lui manque pas.

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