Soulignant que la situation économique du pays est très difficile: Sellal appelle les syndicats à la raison

jeudi 27 octobre 2016 à 8:21
Source de l'article : Lexpressiondz.com

Evoquant le dossier des retraites, le Premier ministre a été catégorique affirmant que le gouvernement ne reculera pas sur ses décisions.

La retraite anticipée ou la suppression d’emplois! Le Premier ministre explique que le gouvernement n’a plus le choix: c’est l’un ou l’autre!
En effet, Abdelmalek Sellal qui a inauguré, hier après-midi au Palais des expositions (Pins maritimes, Alger), le 21e Salon international du livre d’Alger (Sila) en a profité pour lancer des messages d’apaisement au front social qui est en pleine ébullition. D’emblée, il fait savoir que le gouvernement ne reculera pas dans sa décision de suppression de la retraite anticipée. «Ce n’est pas deux ans de plus qui vont faire mal aux travailleurs», a-t-il lancé non sans expliquer que par contre, ces deux ans de moins vont faire mal au pays et par ricochet aux travailleurs. «Notre objectif est de sauver les postes d’emplois. Si la situation reste comme elle est, on sera obligé de supprimer des postes d’emplois», a-t-il fait savoir avant de donner plus d’explications. «La Caisse nationale des retraites (CNR) est dans le rouge depuis trois ans. C’est l’Etat qui est venu à son secours, mais on n’a plus les moyens de renflouer ses caisses. La retraite anticipée risque d’emporter tout le système de retraite et même des postes d’emplois avec», fait-il savoir. «La retraite anticipée a été instaurée dans les années 1990, la conjoncture était tout autre. Il s’agit d’une disposition décidée dans le cadre des réformes structurelles imposées par le Fonds monétaire international (FMI) à l’Algérie dans les années 1990, pour atténuer les effets de la crise économique», a-t-il rappelé. «Mais il faut savoir qu’à l’époque, on avait sept travailleurs pour un retraité. Aujourd’hui, ils sont moins de trois à cotiser pour chaque pensionné», a-t-il poursuivi pour montrer le casse-tête du financement du système de retraite avec un nombre de cotisants qui est largement en baisse. Pour Sellal donc, on n’a plus le choix pour sauver nos emplois et notre retraite future: il faut travailler plus! Néanmoins, il tient à souligner la flexibilité du gouvernement quant à cette question en épargnant les métiers pénibles de la suppression de cette mesure. «On est compréhensible. On ne va quand même pas obliger un soudeur dans les chantiers du sud du pays à travailler plus. On élaborera une liste des métiers pénibles qui seront épargnés par cette mesure», a-t-il assuré. «Les syndicats représentant chaque secteur vont se réunir avec leur tutelle pour élaborer ensemble cette liste», a-t-il ajouté sans donner de «timing» sur sa publication. En parlant justement des syndicats, le chef de l’Exécutif a tenu a leur envoyer un message fort, particulièrement l’intersyndicale qui est entrée en grève illimitée. «On n’a aucun problème avec les syndicats. On a toujours dialogué avec eux et le dialogue est toujours ouvert», a certifié un Sellal avec la forme des grands jours. «On a dialogué avec les syndicats. On le fait toujours. C’est vrai que ce n’est pas avec tous les syndicats, mais les plus représentatifs comme cela se fait partout dans le monde», a-t-il souligné avant d’appeler les syndicats grévistes à la sagesse. «Le pays traverse une crise économique. On va terminer 2016 juste, juste. On a les moyens de commencer 2017, mais ça sera aussi serré. Les finances publiques sont serrées. Il ne faut pas trop en demander tant que la situation ne sera pas stabilisée», insiste-t-il. «Il faut savoir que l’argent que l’on consacre aux transferts sociaux est l’un des plus importants de par le monde», précise-t-il. «On est à la limite, on ne peut ajouter plus…», conclut-il d’un air inquiet.

Publicité sur Internet
Ça passera désormais par l’Anep
Le Premier ministre a profité de sa visite du stand de l’Entreprise nationale de communication, d’édition et de publicité (Anep) pour la charger d’une nouvelle mission. Il s’agit tout simplement de la publicité sur Internet. «Vous devez prendre en charge la publicité sur Internet. On a interdit aux entreprises de le faire à partir de l’étranger, vous devez prendre le relais», a-t-il demandé. «Mettez en place une régie numérique», a-t-il lancé aux responsables de cette agence étatique de communication. Les responsables de l’Anep lui ont fièrement rétorqué qu’ils avaient les moyens de répondre à ce besoin. En ce mois d’octobre, le gouvernement avait publié une note où il interdit aux annonceurs algériens, publics et privés, de faire de la publicité sur Internet, notamment sur le réseau social Facebook et l’outil «AdWords» de Google. La reponse sereine de l’Anep semble-t-il a rassuré le chef de l’Exécutif qui s’intéresse de plus en plus au numérique en le voyant comme une ressource importante pour le pays. «On mise sur l’industrie numérique et celle du savoir pour sortir le pays de la crise», a-t-il insisté à plusieurs reprises lors de l’inauguration du Sila.

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