Prochaines élections législatives: L’«embarras» du mouvement Islah

dimanche 13 novembre 2016 à 14:52
Source de l'article : Lesoirdalgerie.com

L’insistance du mouvement Islah sur l’impérative «ouverture de la prochaine opération électorale» à l’effet de permettre une participation massive des petits partis aux prochaines élections législatives, à travers la «revue» des dispositions du nouveau régime électoral, voile mal les difficultés qu’il éprouverait pour s’y conformer.

Encore une foi, Fillali Ghouini réitère son appel au pouvoir pour «davantage» de garanties politiques et réglementaires» à l’effet de permettre une plus large participation aux prochaines élections législatives», estimant «insuffisantes» les dispositions du nouveau code portant régime électoral.

Pour le secrétaire général du parti, qui s’exprimait, hier samedi, à l’ouverture d’une réunion du conseil consultatif du mouvement au niveau de la wilaya d’Alger, et en l’état actuel des choses, il est à craindre une plus forte abstention au scrutin législatif du printemps prochain, beaucoup plus accentuée que de tradition. Ceci au vu des dispositions du nouveau code électoral auxquelles nombre de ces petits partis «ne peuvent se conformer». Car, selon lui, il y va de l’ouverture de l’opération électorale en elle-même qui constitue, telle qu’elle se présente, une autre «particularité algérienne».

Et à Ghouini de considérer que tout dépend de la «volonté politique» du pouvoir en place, estimant que «seules» les élections législatives avortées de décembre 1991 étaient «régulières».

Et quid de la capacité de son parti à se conformer aux dispositions du nouveau code électoral ? Le secrétaire général du mouvement Islah n’a pas jugé utile d’y répondre, préférant jouer «collectif», en plaidant la cause de cette foultitude de petits partis que lesdites dispositions rayeront de la scène politique qu’ils polluent.

Sur un autre registre, Ghouini a plaidé pour le gel du projet de loi portant régime des retraites, décrié par les syndicats autonomes. Le temps d’ouvrir un dialogue impliquant ces derniers.

Pour le secrétaire général du mouvement Islah, le gouvernement porte seul la responsabilité de «vider» les rangs de la fonction publique à travers la suppression de la retraite anticipée et celle sans condition d’âge. Ce qui a poussé, selon lui, beaucoup de fonctionnaires à s’activer pour déposer leurs demandes de départ à la retraite anticipée avant la date-butoir fixée au 31 décembre prochain.

A lire aussi :

Mots clés :

Laissez un commentaire :

Abonnez-vous à Algérie360 par email

Actualités en direct

Algerie360 - Rejoignez nous sur Facebook
13 queries in 0,400 seconds.