Prise en charge des parturientes et service de garde Les instructions de Hasbellaoui

mardi 8 août 2017 à 11:48
Source de l'article : Lesoirdalgerie.com

Le ministère de la Santé qui a déjà réagi à la mort de la parturiente de la wilaya de Djelfa en annonçant qu’il se constituait partie civile ne s’est pas arrêté là. Le département de Mokhtar Hasbellaoui a adressé ses instructions à l’ensemble des directeurs de la santé et des établissements de santé relatives au service de garde et à la prise en charge des parturientes pendant la saison estivale.

Salima Akkouche – Alger (Le Soir) – Fallait-il attendre qu’un drame arrive pour remonter les bretelles des responsables des structures de santé ? Nouvelle démarche ou énième rappel à l’ordre, le ministère de la Santé a adressé, hier, une instruction relative à la bonne prise en charge des parturientes.

Dans son instruction, la Direction générale des services de santé rappelle que l’activité d’obstétrique connaît une pression particulièrement importante durant cette saison estivale. «Malgré les mesures prises localement où il a été enregistré une nette amélioration dans l’accueil et la prise en charge des parturientes et des nouveau-nés, force est de constater que des efforts doivent être consentis davantage. C’est pourquoi je vous demande de ne pas perdre de vue le dispositif devant être mis en place, objet de mes précédentes instructions» lit-on dans le document.

Dans son plan d’action, le ministère de la Santé exige des responsables des directions de santé et des structures de santé de dégager des lits au niveau des unités de gynécologie ou autres services, notamment de chirurgie générale qui sont à proximité des services de gynécologie obstétrique où l’activité de froid reste réduite, de tenir compte de la planification des congés de détente des différentes catégories de personnels, médical, sages-femmes, anesthésistes-réanimateurs, auxiliaires-paramédicaux en anesthésie réanimation et paramédicaux, de surseoir à toute demande de mutation des personnels précités exerçant au niveau de ces structures durant la période considérée, exception faite pour les services ne disposant pas de gynécologues et de faire appel, en cas de déficit en gynécologues, aux chirurgiens généralistes pour prendre en charge les parturientes nécessitant une césarienne.

Ce département recommande aussi d’impliquer les gynécologues installés à titre privé dans les gardes au niveau des établissements publics concernés, et que toute évacuation dument justifiée d’une parturiente doit se faire dans un cadre organisé.
Les directeurs de santé et de la population de wilaya sont tenus, exige l’instruction du ministère de la Santé, d’assurer une évaluation régulière de ce dispositif et de transmettre un point de situation chaque quinzaine, à la Direction générale des services de santé et de la réforme hospitalière. Le ministère de la Santé a également envoyé une deuxième instruction relative au service de garde où il rappelle que «le service de garde est une obligation pour tout praticien que ce soit dans le secteur public ou le secteur privé».

La note exige aussi que les listes de gardes mensuelles nominatives soient établies par les directeurs de la santé et de la population, avant le 20 de chaque mois, pour le mois suivant et compte tenu de la saison estivale, la garde devra débuter au plus tard le 10 août 2017.
Les listes de garde, poursuit l’instruction, doivent être élaborées par circonscription pour les praticiens généralistes et chirurgiens-dentistes, et par spécialité pour les spécialistes. Quant aux listes de garde du mois, elles doivent être portées à la connaissance des citoyens à travers les différents canaux.

«Il appartient au directeur de prévoir les remplacements en cas de défection ; un contrôle rigoureux régulier et permanent du fonctionnement de cette garde doit être assuré et des sanctions, telles que prévues par la loi, s’imposent sans distinction à tout praticien», avertit la note. Celle-ci souligne que les praticiens exerçant à titre privé qui participent activement aux gardes médicales dans les structures de santé publiques, notamment les gynécologues, sont dispensés du service de garde dans leur cabinet.

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