Ouyahia : « la crise économique va durer »

dimanche 30 octobre 2016 à 8:15
Source de l'article : Jeune-independant.net

Ahmed Ouyahia, à Tizi Ouzou depuis vendredi, a mis à profit hier sa rencontre avec les militants et cadres de son parti dans la perspective des élections d’avril 2017, pour s’exprimer sur les questions nationales à travers les ondes de la chaîne de radio de Tizi Ouzou.

Dans cet espace médiatique, Ahmed Ouyahia a abordé beaucoup de volets relatifs à la situation du pays. Au volet économique et social, le secrétaire général du RND a déclaré que la crise que connaît le pays durera dans le temps.

Il n’a pas fait dans l’alarmisme et/ou l’optimisme populiste, dès lors qu’il a mis en avant des éléments justifiant son constat. C’est dans ce contexte qu’il a parlé du budget national 2017 établi sur la base de 50 dollars le baril de pétrole.

Avec un langage propre aux économistes, il a expliqué que le choix de l’établissement du budget sur la base de 50 dollars évitera au mieux le phénomène destructeur de l’inflation. Abordant la question de la mise à la retraite qui sera portée à l’âge minimal de 60 ans, Ahmed Ouyahia révèlera la situation catastrophique de la trésorerie de la Caisse nationale des retraites.

« Si on maintient le droit à la retraite anticipée, non seulement les retraités anciens n’auront plus la possibilité de percevoir leur pension, mais les bénéficiaires de cette retraite anticipée subiront le même sort à leur tour », a affirmé Ouyahia qui n’ a pas manqué de préciser que la trésorerie de la Caisse nationale des retraites est surtout alimentée à partir des 03% de la fiscalité du secteur des hydrocarbures.

Abordant ensuite les législatives et surtout le motif de sa présence à Tizi Ouzou, Ahmed Ouyahia, toujours avec une grande maîtrise du verbe, a assuré que sa mission a consisté « à réunir ma famille politique en vue de préparer le rendez-vous de 2017 ».

Au sujet de cette course aux sièges de l’APN , le secrétaire général du RND s’est félicité de la participation de la famille politique du RCD (Rassemblement pour la culture et le démocratie) et manifesté son espoir de voir le FFS (Front des forces socialistes) et les autres partis politiques lui emboîter le pas.

Abordant ensuite la question de l’eau potable, problème posé avec insistance et récurrence dans certaines régions comme Illiltène où l’irréparable peut se produire, Ahmed Ouyahia a plaidé pour la solution à l’ancienne, c’est-à-dire la nécessité de redécouvrir la sagesse et la solidarité de nos grands pères en attendant l’acheminement en quantité suffisante à partir des barrages vers ces régions souffrant du manque d’eau.

« Qui aurait dit que les villages agglutinés au pied du Djurdjura seraient alimentés en gaz naturel », s’est interrogé le patron du RND pour mettre en évidence que le principe de l’eau potable pour tout le monde n’est qu’une question de temps et, par conséquent, la sagesse des uns et des autres est le meilleur indicatif à présent.

Quant à l’unité nationale, Ahmed Ouyahia lui réservera le principe de sacralité. « J’ose dire que tenter de diviser le pays équivaut à diviser une famille, ce qui relève de la prohibition », a-t-il déclaré.

Il s’interdira de prononcer un quelconque nom parmi « ceux qui réclament l’autonomie ou l’autodétermination de la Kabylie ». A la sortie du studio de la radio, Ahmed Ouyahia sera vite encerclé par les journalistes.

Il fera face à une avalanche de questions. L’une d’elle portera sur sa participation ou non à l’élection présidentielle de 2019. Ahmed Ouyahia, éludant, répondra qu’il espère que Abdelaziz Bouteflika retrouvera sa bonne santé.

A la question du Jeune Indépendant sur le contenu de la réunion qu’il a tenue la veille à l’hôtel les Trois Fleurs avec un groupe restreint d’investisseurs de la wilaya, Ahmed Ouyahia répondra encore par une périphrase, tout en indiquant à peu près l’essentiel. En effet, il dira que « les investisseurs de cette wilaya rencontrent un certain nombre de problèmes, et j’ai essayé d’y apporter des solutions ».

Le patron du RND évoquera les espaces devant accueillir les zones industrielles entre la « Zone de Souamaâ ». Notons enfin qu’Ahmed Ouyahia a énormément encensé le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, lui reconnaissant beaucoup de décisions politiques courageuses, entre autres, l’officialisation de « tamazight ».

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