Le projet de loi de finances 2017 bientôt à l’APN: Des débats houleux s’annoncent

jeudi 10 novembre 2016 à 14:54
Source de l'article : Lesoirdalgerie.com

Le 22 novembre prochain sera avalisé par les députés le tant controversé projet de loi de finances pour 2017 dans une tradition jamais démentie où la majorité parlementaire n’a jamais failli à la discipline dictée d’en haut.

Seulement, avant cette séance qui promet d’être houleuse à l’image de celle, «inédite» de l’année dernière, les députés auront à débattre de ce texte frappé, comme jamais son pareil auparavant, du sceau de l’austérité. Suffisant pour promettre des interventions pour le moins «musclées», notamment de la part des membres de l’opposition parlementaire, nombreux à s’inscrire justement pour intervenir.

Mais il y a, cette fois-ci, un autre facteur qui risque de «pimenter» davantage ces débats ; leur proximité d’avec les législatives du printemps prochain. Ce qui ne doit pas «échapper» aussi bien aux députés de l’opposition qu’à ceux de la majorité, ceux nombreux à être tentés par rempiler pour une mandature de plus.

Sauf que, si pour les premiers, il relève du «naturel» tant leurs «griefs» entrent dans leur logique «oppositionniste», à plus forte raison que, cette fois-ci, il s’agira de caresser dans le sens du poil, les dispositions dudit projet de loi desservent les petites et moyennes bourses ainsi appelées à «serrer la ceinture». Pour le second, cet exercice relèvera d’une véritable «gymnastique». Car il s’agira de «dénoncer» ce projet lors des débats tout en sachant ne pouvoir adopter une quelconque posture que celle de lever la main pour dire oui à ce projet de loi, le 22 novembre prochain.
Une «spécialité» bien de chez nous, puisque le nouveau secrétaire général du parti majoritaire n’a pas trop tardé à en dévoiler, ou plutôt à en rappeler, le «mystère».

«Les députés de notre parti sont libres d’exprimer les préoccupations des citoyens lors du débat du projet de loi de finances 2017 mais ils doivent se soumettre à la discipline partisane lors du vote de ce texte, car ce sont des députés élus sous la bannière du parti FLN», affirmait clairement Djamel Ould Abbès, samedi dernier, à l’issue d’une réunion de l’instance de coordination du parti, une instance regroupant les membres du bureau politique et les deux groupes parlementaires du parti.

Autrement dit, il est attendu que des députés du FLN disputeront la «guérilla» à leurs camarades de l’opposition, manière de paraître «proches» du petit peuple, d’autant plus que les débats seront retransmis en direct sur la télévision nationale, dans un air de précampagne électorale qui dit clairement son nom. Cela, quitte à retourner la veste le jour du vote du projet de loi, conformément à la discipline partisane et à «l’intérêt national en cette période délicate» que l’on ne manquera pas d’évoquer pour justifier cette «volte-face».

Adopté en Conseil des ministres le 4 octobre dernier, le projet de loi de finances et du budget 2017 sera présenté en plénière de l’APN, dans l’après-midi de lundi prochain avant l’enclenchement des débats qui se poursuivront jusqu’au lendemain mardi où il y aura également les interventions des présidents des groupes parlementaires suivies des réponses du ministre des Finances.

Ayant atterri, depuis, au niveau de la commission des finances de l’APN, celle-ci continue ses auditions avec, hier mercredi, la plaidoirie du ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale dans le cadre de l’examen des budgets sectoriels dudit projet de la loi de finances 2017.

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