L’après Aït-Ahmed semble laborieux: crise larvée au ffs

jeudi 24 novembre 2016 à 18:18
Source de l'article : Lesoirdalgerie.com

Le lourd héritage du leader charismatique du FFS, Hocine Aït-Ahmed dont on commémore dans quelques semaines, le 1er anniversaire du décès, semble peser lourdement sur le doyen des partis de l’opposition, en proie, depuis quelque temps, à une crise de succession qui ne dit pas son nom.


Une crise que la perspective relativement proche des élections législatives du printemps 2017 attise davantage avec une bataille que l’on dit féroce autour des fameuses listes de candidatures. Certes, le mot d’ordre de participation n’a pas encore été entériné, mais l’option semble constituer une suite logique à celle adoptée en 2012 en vue, comme avancé, de «mettre du mouvement dans le statu quo».

Une résolution que seul le conseil national, la plus haute instance délibérante, peut prendre et dont la toute dernière session, extraordinaire celle-là, s’est tenue les 3 et 4 juin dernier et consacrée à la présentation de la composante de son équipe par le nouveau premier secrétaire national, Abdelmalek Bouchafa, nommé le 20 mai dernier lors d’une session ordinaire de la même instance.

Soit un retard de deux mois par rapport à ce que stipulent les statuts du parti qui prévoient quatre sessions ordinaires du conseil national. Et ce retard est sujet justement à moult interprétations toutes liées, cependant, à cette crise de «succession» et de «positionnement» en vue des prochaines élections législatives.
Ce que conforte, par ailleurs, le «manque», voire «l’absence» de communication au sein de la présente direction, que l’ancien premier secrétaire national et actuel membre du présidium, Ali Laskri, a reconnu, avant-hier dans les travées de l’assemblée populaire nationale en marge de la séance d’adoption du projet de la loi de finances pour l’année 2017. Ceci même si notre interlocuteur n’a pas voulu s’étaler sur cette crise qui couve, se contentant de soutenir que c’est «laborieux d’assumer l’héritage de Dda Lho».
Un héritage avec tous ses «corollaires» qui constituent la pomme de discorde entre les deux courants qui se livrent une bataille en sourdine et par procuration, via notamment le groupe parlementaire. Avec la «mise au frigo» de deux élus nationaux, un sénateur et un député, auxquels il est reproché des «dérives organiques graves» qui peuvent leur valoir jusqu’à l’exclusion purement et simplement des rangs du parti.

Il est, en effet, reproché, au premier, Moussa Tamadartaza, d’avoir été en septembre dernier et à l’insu du parti, d’une délégation de la chambre haute du parlement conduite par son président, Abdelkader Bensalah, pour remettre une lettre du président de la république à son homologue français.

Le même grief est retenu contre le député de Béjaïa, Rachid Chabati, qui a été de la délégation parlementaire qui a effectué une visite au siège de l’Otan, à Bruxelles, sans tenir au courant la direction du parti. Une manière «d’accentuer le vide» en écartant ceux à même de constituer ce «grain de sable» pour les partisans du maintien de l’instance présidentielle au nom de «l’irremplaçabilité» du leader charismatique, feu Hocine Aït-Ahmed, au moment où l’autre courant estime que la «transition» a suffisamment duré et qu’il est temps de revenir à l’ancienne architecture organique.
Cela dit, si elle venait à perdurer encore, cette crise risque de prolonger ses tentacules, si ce n’est déjà entamée, aux structures de base du parti avec le risque majeur d’une implosion.

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