Il convoque tranquillement le comité central du FLN pour le 22 octobre: Saâdani sans véritable rival

mercredi 12 octobre 2016 à 14:00
Source de l'article : Lesoirdalgerie.com

Le secrétaire général du Front de libération nationale, Ammar Saâdani, convoque, officiellement, les membres du comité central du parti en prévision de la deuxième session annuelle de cette instance, prévue pour ce samedi 22 octobre, à Alger. «Il s’agit d’une session ordinaire avec un ordre du jour comportant quatre points», nous confie-t-on de bonne source.

L’ordre du jour en question, tel que fixé par Ammar Saâdani, est comme suit : «Présentation du bilan annuel d’activité du parti ; présentation du bilan financier annuel ; présentation du rapport de l’instance de coordination et de la prospective et, enfin, arrêter la stratégie électorale du parti.»

A la simple lecture du seul ordre du jour, l’on conclut aisément que Ammar Saâdani se projette déjà vers les prochaines élections législatives. «C’est d’ailleurs la raison pour laquelle la composante du comité central du 22 octobre prochain sera élargie à de nombreux mouhafedhs qui n’en font pas partie mais qui assisteront à titre d’invités. D’autres invitations seront également adressées à des personnalités nationales et historiques du parti», nous révèle notre source.

Pour rappel, la composante du comité central du FLN a été profondément modifiée depuis le dixième congrès de juin 2015. Officiellement, le nombre des membres de cette instance centrale du parti est de 505. Parmi eux, de hauts responsables comme le président de l’Assemblée populaire nationale, Larbi Ould Khelifa ; le secrétaire général de la présidence de la République, Benamer Zerhouni ; le président-directeur général de la compagnie nationale Air Algérie, Mohamed Abdou Bouderbala ; son homologue des Douanes algériennes, Kaddour Bentahar, et pratiquement la moitié du gouvernement de Abdelmalek Sellal. Une quinzaine de ministres, en effet, y figurent, comme Tayeb Louh, Abdelkader Messahel, Abdelmadjid Tebboune, Boudjemaâ Talai, Tahar Hadjar, Abdelwahab Nouri, Abdelmalek Boudiaf, Abdesselam Chelghoum, Ghania Idalia, Houda Feraoun, Mounia Meslem, Abdelkader Ouali, Mohamed El-Ghazi et Mustapha Rahal. En d’autres termes, il s’agit là de la moitié de la composante du Conseil… des ministres. Le parti, pour rappel, est lui-même présidé, de manière officielle et statutaire, par Abdelaziz Bouteflika. C’est dire que le comité central du FLN est devenu comme jadis une véritable institution en soi.

Selon notre source, «le seul fait de convoquer cette instance suffit pour comprendre que Ammar Saâdani n’a jamais été lâché en haut lieu, comme cela avait été hâtivement conclu par de nombreux observateurs». Il est vrai que l’avenir de Ammar Saâdani à la tête du FLN est au centre de toutes les spéculations depuis sa dernière sortie publique le 5 octobre dernier. Ses fracassantes déclarations et les accusations gravissimes qu’il assénait ce jour-là à l’encontre de l’ancien patron des services, le général Toufik, et de l’ancien chef de gouvernement, Abdelaziz Belkhadem qu’il a accusés, rien moins que d’être des «traîtres à la solde de la France», étaient d’une violence telle que cela a agacé même le cercle le plus proche de Abdelaziz Bouteflika. «C’est vrai, concède notre source.

Mais ce n’est pas la première fois que Saâdani commet des maladresses qui ont irrité l’entourage présidentiel. Il y a eu également l’affaire de son immixtion dans le dernier remaniement du gouvernement de Abdelmalek Sellal en juin dernier et, un mois auparavant, ses violentes attaques contre Ahmed Ouyahia dont il réclamait publiquement le limogeage de son poste de directeur de cabinet de la présidence de la République. Cinq mois plus tard, ni Ouyahia n’a été inquiété, ni même d’ailleurs Saâdani ! Tout juste si ce dernier avait été recadré pour ne plus s’attaquer à Ouyahia.» Selon toujours notre source, «le pouvoir, qui accorde une importance extrême aux prochaines élections, ne veut aucunement ouvrir des fronts inutiles entretemps. Une guerre ouverte entre le FLN et le RND ne l’arrange pas du tout. Encore moins une guérilla à l’intérieur du FLN». Il ne faut donc pas s’attendre à «un miracle» du côté du FLN, à court terme.

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