FLN: Premier «couac» pour Ould-Abbès

mercredi 11 janvier 2017 à 10:55
Source de l'article : Lesoirdalgerie.com

Plus qu’un «non-événement», le secrétaire général du FLN estime que la démission du membre du bureau politique chargé de la communication, avant-hier, est «contreproductive pour le concerné» au moment où Hocine Khaldoun appelle tout simplement au renvoi d’Ould-Abbès.

Mohamed Kebci – Alger (Le Soir) – Djamel Ould-Abbès estimait, hier, que «ce n’est pas la démission d’un militant sur les 550 000 que compte le parti qui va arrêter le fonctionnement du FLN». Et de poursuivre : «Je suis tombé des nues en apprenant cette démission, hier soir, en rentrant chez moi», regrettant la façon de faire de Khaldoun. «C’est son droit de démissionner mais il n’a pas agi dans les règles. C’est maladroit de sa part», dira encore notre interlocuteur qui, par ailleurs, récusera totalement les accusations portées contre lui par le démissionnaire concernant son «comportement» et sa «manière de gérer le parti». «Il peut dire ce qu’il veut, je connais par cœur les statuts du parti dont je suis militant depuis plus de cinquante ans», ajoutera Ould-Abbès.

Et à l’ancien ministre de préciser que Khaldoun était en poste et lui, il n’a fait que «renforcer, en prévision de la campagne électorale pour les prochaines élections législatives, le département communication et information d’un conseiller aussi chevronné que Moussa Benhamadi qui était derrière la mise sur pied du Cerist», après avoir, selon lui, relevé une «grave défaillance ces trois derniers mois». Pour Ould-Abbès, la communication «ne se limite pas à envoyer des fax à des rédactions de journaux ou des invitations à des staffs de télévisions les informant des activités du parti».

Une défaillance suivie de nomination d’un conseiller que le désormais ex-chargé de la communication du FLN a évaluée à sa «juste valeur» comme étant une manière «subtile» du secrétaire général de lui signifier la «porte de sortie» ou tout au moins une «voie de garage». Car même si le secrétaire général du FLN soutient que «Khaldoun était en poste» et qu’il «ne l’en avait pas démis», il est clair qu’il «ne se lamentera pas pour cette démission» et «ne la pleurera pas».
Bien au contraire, cela lui permettra de poursuivre sa mission de «désaâdanisation» du vieux front sans trop d’encombres, lui évitant d’user à chaque fois du limogeage, recourant ainsi à cette arme subtile des «fins manœuvriers», qui est celle de pousser les «indésirables» dans leurs ultimes retranchements avant qu’ils ne démissionnent de leur propre-chef.

Khaldoun appelle au renversement d’Ould-Abbès
Quant à Khaldoun, nos tentatives de le joindre, hier, sont restées vaines, s’excusant de s’exprimer via un message, expliquant qu’il était «très occupé». Ceci même si la veille, soit le jour de sa démission, il a expliqué sa démission à un journal électronique par le «mépris » et «l’humiliation» dont userait Ould-Abbès dans sa gestion des affaires du FLN. Ce qui, à ses yeux, est «inacceptable», ajoutant que sa démission «n’a rien à voir avec les prochaines élections législatives».

Mais dans un autre entretien qu’il a accordé à un autre journal électronique et qu’il a balancé sur sa page Facebook, toujours hier, Khaldoun a lancé un appel pour «l’éviction» de Djamel Ould-Abbès de la tête du FLN. Pour lui, il est dans «l’impossibilité» de continuer à travailler avec le secrétaire général qui «ne consulte plus les membres du BP ni ne les informe de ses décisions».

Et d’annoncer qu’il ne compte «nullement rentrer chez lui», puisqu’il promet de se battre jusqu’au bout pour, dit-il, «la sauvegarde du FLN qui représente le sang de nos martyrs et de nos moudjahidine», en appelant, dans la foulée, les militants à se «se mobiliser pour faire barrage aux dérives» d’Ould-Abbès, «inconscient, selon lui, de la responsabilité qui lui incombe au FLN».

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