FLN: Les mouhafedh chez Ould Abbès dès aujourd’hui

jeudi 24 novembre 2016 à 18:37
Source de l'article : Lesoirdalgerie.com

Un mois presque jour pour jour après son accession à la tête du Front de libération nationale, Djamel Ould Abbès s’attaque à son second grand chantier : la situation organique au niveau de la base qui a considérablement ressenti l’impact des crises successives qui ont secoué le parti, ces dernières années.


Une situation rendue d’autant plus alambiquée par le nouveau découpage opéré par Ammar Saâdani et qui a porté le nombre des mouhafadahas à 118 au lieu des 48 «classiques».
A l’approche des élections, il est devenu nécessaire de mettre de l’ordre dans la maison FLN , surtout au niveau des mouhafadhas où la course aux candidatures fait déjà rage. D’où la décision du secrétaire général de consacrer plus d’une semaine pour recevoir l’ensemble des mouhafedhs : «Je vais recevoir six responsables des mouhafadhas par jour à partir de ce jeudi», nous déclarera-t-il en marge de la rencontre avec les femmes élues du parti au sein du Parlement, des Assemblées populaires de wilaya et de la commune de l’ensemble des wilaya du centre du pays, organisée, hier, à l’hôtel El-Aurassi, à Alger.

«Nous avons des échéances électorales importantes qui nous attendent en 2017. Nous avons ouvert les portes du parti à l’ensemble de nos frères militants qui étaient en dehors du parti ces dernières années. (…) Vous aussi, les femmes élues du parti, vous avez le droit de postuler à figurer sur les listes électorales et sachez que vous n’avez aucun tuteur pour cela», annoncera d’ailleurs Djamel Ould Abbès lors de la rencontre en question en direction des femmes élues et ce, en allusion à d’anciennes pratiques qui consistaient à se faire parrainer par un haut responsable du parti, parfois au prix fort, pour figurer sur des listes et en bonne position.
Il s’agit, bien sûr, de l’intrusion de l’argent en politique que Ould Abbès avait dénoncée début novembre dernier. «Votre seul tuteur, c’est le président du parti, président de la République, Abdelaziz Bouteflika.
Moi, votre secrétaire général, je suis là pour vous dire que vous avez ma garantie pour que la transparence soit totale, que vos droits soient entièrement préservés et que nul n’a le droit de promettre quoi que ce soit pour les prochaines élections.»
Ce message est, en fait, un autre avertissement à ceux qui avaient déjà entamé ce genre de «promesses».

Début novembre dernier, le nouveau patron du FLN avait même révélé être en possession de preuves accablantes et mettant en cause certains responsables au niveau du parti.

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