Après Ouyahia, Amar Ghoul se désolidarise de Ammar Saâdani : « Chacun est responsable de ses propres actes et déclarations »

mardi 11 octobre 2016 à 11:43
Source de l'article : Lesoirdalgerie.com

Amar Ghoul est catégorique : «Notre parti, le TAJ, est fin prêt pour les prochaines élections législatives et nous allons présenter des listes dans les quarante-huit wilayas et dans l’émigration. » C’est ce qu’il affirmait, hier lundi, au cours d’une conférence de presse qu’il a animée au siège de son parti, le TAJ, à Dely-Ibrahim (à Alger). Il assurera même que son parti se présentera avec un programme électoral exhaustif et de nombreuses propositions.
Kamel Amarni – Alger (Le Soir) – Il faut dire que depuis son départ du gouvernement, en juin dernier, l’ancien ministre du Tourisme se consacre entièrement aux affaires de son parti avec, comme échéance immédiate à affronter, les élections législatives du printemps 2017, les toutes premières dans l’histoire de cette jeune formation politique. Sans surprise, Ghoul affirme accueillir «avec grande satisfaction» la proposition d’Abdelaziz Bouteflika relative à la désignation de l’ancien ministre, Abdelwahab Derbal, comme président de l’Instance permanente de surveillance des élections. Pour sa part, le parti TAJ proposera « très prochainement, une initiative pour toute la classe politique et qui consiste en une charte pour l’éthique politique et la moralisation de la vie publique.

Cette charte est en cours de finalisation», révélera Amar Ghoul. Avec cette charte, la transition est toute faite pour évoquer l’actualité nationale brûlante de ce début octobre, incontestablement dominée par la tonitruante sortie, le 5 octobre dernier, du secrétaire général du parti majoritaire, le FLN, Ammar Saâdani : «Nous ne voulons répondre ni commenter les déclarations de quiconque.» Comme Ahmed Ouyahia, la veille, Amar Ghoul ne veut nullement cautionner les gravissimes attaques et accusations perpétrées par Ammar Saâdani à l’encontre de l’ancien patron des services, le général de corps d’armée Mohamed Médiène dit Toufik et l’ancien chef de gouvernement et ex-secrétaire général du FLN, Abdelaziz Belkhadem. «Sur la scène politique, nous, à TAJ, nous n’avons ni adversaires, ni ennemis. Nous traitons avec tout le monde, tant avec les partis siégeant au gouvernement qu’avec ceux de l’opposition. Nous refusons également de nous ingérer dans les affaires des autres partis.

Chacun est libre mais aussi responsable de ses actes et déclarations.» Pour la première fois depuis sa brutale intrusion sur la scène politique et au plus haut niveau, Ammar Saâdani ne compte donc aucun soutien parmi ses alliés, dans sa dernière menée en date. Après Ouyahia, Ghoul également refuse de suivre Saâdani dans sa «croisade» contre ce qu’il appelle «les anciens officiers de l’armée française». «Vous me parlez des anciens de l’armée française. Bien avant ce jour, et les enregistrements excitent, nous avons, à TAJ, exprimé clairement et publiquement notre position sur ce genre de polémiques. Nous l’avons fait le jour où d’anciens hauts responsables, dont certains ont même été chefs d’état-major, s’étripaient publiquement (il s’agit de la polémique entre le général-major Khaled Nezzar et le général Mohamed Betchine, Ndlr). Ce jour-là, nous leur avons clairement dit que nous, en tant que génération de l’indépendance, nous ne voulons plus de ces polémiques. De grâce, laissez vos querelles et vos dossiers chez vous. Le passé ne nous intéresse pas. Notre pays n’a pas besoin de ce genre de polémiques.» Il ajoutera, histoire d’enfoncer encore Saâdani : «Ces accusations mutuelles de trahisons ne servent ni l’histoire de notre glorieuse révolution, ni les futures générations.» Pour le président de TAJ, seuls les défis de l’heure comptent, notamment ceux économiques et sécuritaires.

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