18 walis touchés par le mouvement : le changement a été opéré hier par le président Bouteflika

mercredi 5 octobre 2016 à 10:19
Source de l'article : Lexpressiondz.com

Dix-huit walis sur les 48 que compte l’Algérie ont été touchés par un vaste mouvement qui a été opéré hier, par le président de la République Abdelaziz Bouteflika. Parmi eux, neuf ont changé de wilayas et neuf autres ont été «appelés à d’autres fonctions», selon la formule consacrée. Ce qui implique la nomination de neuf nouveaux walis. Il est à noter que le wali d’Alger, Abdelkader Zouk a été gardé à son poste. Parmi les grandes wilayas, seule Constantine a été touchée par le mouvement. Que de défis, que de travail à abattre!

Les nouveaux promus n’auront pas la partie facile. Leur tâche consiste à donner corps à cette politique de rigueur, veiller à sa stricte application et faire en sorte qu’il n’y ait pas de perturbations sociales au niveau local. Présidant hier le Conseil des ministres, le chef de l’Etat a presque directement interpellé ces commis de l’Etat leur rappelant la tâche laborieuse qui les attend en cette conjoncture économique difficile que traverse le pays.Le Président Bouteflika a instruit le gouvernement, lors du Conseil de s’atteler à la réforme de la fiscalité et des finances locales, tout en insistant sur le rôle des collectivités locales dans la promotion de l’investissement. Dans une conjoncture marquée par une chute drastique des cours de pétrole, les maires et walis sont plus que jamais appelés à jouer un rôle déterminant pour accroître les ressources de l’Etat et contribuer de façon plus active au développement local et national. Une nouvelle vision économique couplée à de nouveaux modes de fonctionnement et de régulation constituent désormais un défi à relever pour contenir cette conjoncture.

C’est dans cette perspective que l’Etat a décidé de suivre de très près et de manière rigoureuse les réalisations en matière d’investissement local. Il y a presque une année, le Premier ministre Abdelmalek Sellal sommait les walis et les présidents des assemblées populaires communales à jouer un rôle plus actif pour attirer l’investissement et créer de l’emploi. Il est en effet attendu de ce changement une nouvelle dynamique à une gestion locale sclérosée et souvent décriée. Il n’y a qu’à voir les foyers de tension omniprésents dans plusieurs régions du pays, au Sud comme au Nord sans que des solutions durables ne soient proposées. Il appartient donc aux walis de chercher les finances au niveau local pour financer les projets.Annoncé par la presse à plusieurs reprises, ce mouvement est attendu depuis plusieurs mois.

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