Papier recyclé : seulement 30% sont récupérables.

samedi 8 octobre 2016 à 14:51
Source de l'article : Leconews.com

L’Algérie a pris du retard dans la développement et la promotion de l’activité du recyclage et valorisation des déchets papiers. Parmi les entreprises qui s’intéressent à ce créneau Papirec, filiale du groupe Gipec qui contribue, aujourd’hui, à la récupération de 18% sur le volume globale de 650 000 tonnes du papier recyclé annuellement.

Aujourd’hui l’Algérie se voit dans l’obligation d’encourager et de développer cette activité pour réduire la lourde facture d’importation du papier et de lutter contre la pollution de l’eau et de l’air. Les études effectuées dans ce sens par les entreprises comme Papirec ont démontré l’efficacité de cette activité pour gagner en dépenses et en énergie. La valorisation et la récupération du papier bien qu’elle soit insignifiante nécessite moins d’énergie (40%); moins d’eau (58%), moins de pollution de l’eau (35%) et de l’air (74%). Cette activité préserve la nature surtout par la réduction de l’abattage des arbres  et de la cueillette de l’Alfa ainsi que par la réduction de l’achat de la pate à papier qui revient très chère à l’importation. Ce qui se répercute de façon positive sur les dépenses de l’Etat et des entreprises.

Concernant, le coût de revient de cette activité, il semble être mitigé, d’une faible valeur ajoutée comparé à l’effort qu’engage l’entreprise pour le récupérer, le recycler et le trier. Avant la récupération se faisant gratuitement, mais aujourd’hui elle est coûteuse. « Un kilo de papier récupéré coûte entre 2 dinars  ou 3 dinars à l’opérateur économique. A savoir que ce ne sont pas tous les types de papiers utilisés qui sont récupérables. Nous récupérons à peine 30% de la totalité du papier exploité», explique Mme Hnia, responsable commercial chez Paperic, rencontrée en marge du salon international sur la valorisation et la récupération des déchets industriels qui se tient actuellement au Palais des expositions Safex.

En plus de son activité principale qui est la récupération, le tri, le conditionnement et la commercialisation du papier recyclé, Papirec investit dans la mission de sensibilisation du citoyen pour réduire le gaspillage en papier de récupération (papier et carton recyclables-PCR). « En dépit de nous efforts, nous relevons quand même un manque important d’information et de communication au niveau des différents organes sur cette activité » déplore Mme Hnia.

Pour rappel, l’entreprise publique Papirec figure parmi les premières entreprises algériennes à lancer l’activité de la valorisation et récupération des déchets sur le marché, et ce, depuis 1976.

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