Oran: une ville, une histoire.

samedi 29 octobre 2016 à 13:21
Source de l'article : Lematindz.net

Dans le paysage urbain algérien, Oran a toujours été une exception. Une destination où il fait bon de voyager dans l’histoire.

La ville a gardé fortement les restes des occupations espagnole puis française. Architectures, gastronomie et savoir-vivre des Oranais auront été très marqués par ces colonisations. La « radieuse » comme on l’appelle a su se forger une renommée de ville touristique grâce à son histoire et un mode de vie tourné vers la fête et la joie.

Cette ville qui fut durant des siècles un objet de convoitises, a été plusieurs fois détruite pour renaître chaque fois de ses cendres.

Une ville historique aux atouts touristiques

Les rues d’Oran embaument la chaleur d’été, d’une ville au passé riche. Les nombreux siècles de présence espagnole et française ont permis la naissance d’une civilisation gardée jalousement à travers les vestiges de la « radieuse » Oran. «Cette ville est à elle seule un symbole du tourisme algérien. Ces rues, ces bâtisses racontent une histoire et dégage un charme qui ne s’explique pas. Oran a su préserver au fil des ans son authenticité », explique Yamina Messaoudene, conseillère voyage à Jumia Travel, plateforme de voyage en ligne.

Au cœur de la ville, les styles architecturaux espagnols, français, arabes s’entremêlent pour célébrer un idéal commun qui valorise fièrement les origines des peuples qui y vivent. Impossible de passer à côté de ses nombreux trésors précieux, parmi lesquels : La porte d’Espagne, édifiée en 1589, cette muraille entrecoupée de portes protégeait les espagnols de la convoitise des autres colons. L’Eglise Saint Louis, qui fut à l’origine une mosquée, avant de devenir en 1679 avec l’invasion des espagnols une église. La Mosquée du Pacha, symbole de la victoire du Bey Mohamed Kébir qui chassa les espagnols en 1708 (avant leur reconquête en 1732), elle fut construite en 1796 sous le règne du Bey Mohamed Kébir et sur ordre de Baba Hassane Pacha d’Alger. La promenade Ibn Badis (ex Promenade de Létang), aménagée en 1847 par le général français Létang. La chapelle Santa Cruz. La construction de cet édifice fût décidée en 1850 en raison d’une épidémie de choléra qui fît des milliers de morts parmi la population oranaise. La Cathédrale du Sacré Cœur, édifiée de 1904 à 1913 par la société de construction des frères Auguste, elle est l’œuvre de l’architecte Albert Ballu qui était à l’époque l’architecte du gouvernement français d’Algérie.

Chaque année, ce sont des milliers de touristes qui envahissent ces sites, et qui traversent ainsi des siècles d’histoire. Mais la ville d’Oran possède également d’autres atouts touristiques, notamment ses plages. Le littoral oranais bénéficie d’un cadre côtier exceptionnel, et propose de nombreuses plages autorisées à la baignade. Des hôtels de bonne facture ont su tirer aussi leur épingle du jeu. Quelques complexes touristiques proposent aussi un hébergement intéressant.

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