Violence, cannabis et cocaïne à Tizi Ouzou : Danger sur l’université Mouloud Mammeri

dimanche 23 octobre 2016 à 8:47
Source de l'article : Lexpressiondz.com

Un récent rapport de médecins spécialistes du CHU Nedir Mohamed vient de révéler des faits graves, voire gravissimes qui interpellent toute la société.

De graves questions se posent sur l’avenir de l’université de Tizi Ouzou. L’alerte est plus qu’imminente. Les étudiants sont en danger. Un récent rapport de médecins spécialistes du CHU Nedir Mohamed vient de révéler des faits graves, voire gravissimes qui interpellent toutes la société. 11 étudiants sur 100 consomment de la drogue. Parmi ces substances, l’on retrouve de la cocaïne. Pis encore, parmi ces chiffres effarants, 18% sont des filles. C’est grave, ce qui se passe à l’université de Tizi Ouzou. En fait, des questions graves se posent après la révélation de ce rapport fiable réalisé par des médecins résidents en épidémiologie et en psychiatrie du même Centre hospitalo-universitaire (CHU) de Tizi Ouzou.
Les statistiques couvrent l’année universitaire écoulée et sont fournies selon des normes standards internationales.
En effet, les médecins ont accompli leur travail sur un échantillon de 1258 étudiants qui se droguent, c’est-à-dire 12% de la communauté estudiantine globale. Pour l’instant, le cannabis reste la substance préférée de cette catégorie avec 70,8% suivi des psychotropes qui constituent 34,1%. le coût élevé de la cocaïne freine encore sa consommation, selon des témoignages. Par ailleurs, le rapport révèle des faits plus graves encore. Les filles sont largement touchées par cette délinquance dangereuse.
Le mal est grand car les médecins font état de 17,6% de filles sur la totalité. En fait, la société, ouverte sur le savoir et l’instruction pourrait réagir négativement en tendant désormais vers le conservatisme qui empêchait dramatiquement la scolarisation des filles. Et, c’est là que se situe justement le plus grand danger.
Ainsi, après les chiffres alarmants, de graves questions commencent à surgir. Les parents ont le plus grand droit de demander des comptes aux responsables de l’université. Car ces derniers doivent répondre aujourd’hui à la question de savoir par quels canaux la drogue est entrée jusque dans les chambres. D’autres interrogations deviennent encore légitimes, à l’instar de celle qui consiste à savoir si les étudiants consommateurs doivent être classés parmi les délinquants et placés dans les mêmes cellules en prison.
En fait, si les chiffres et les statistiques données par le rapport laissent insensibles de par leur nature logique et scientifique, il n’en demeure pas moins que d’autres spécialités sont plus que jamais interpellées par la catastrophe. Dans quel état d’esprit se trouve un étudiant, initialement venu pour étudier, pour dévier vers la consommation de la drogue dure? Comment la drogue a-t-elle trouvé un terrain fertile à l’université alors qu’objectivement, c’est le milieu qui doit être le moins touché? Comment prévoir la réaction des familles quand le phénomène commencera à montrer ces conséquences? De graves questions que seuls des spécialistes comme les psychologues et autres sociologues pourraient résoudre.
S’agissant de la question des responsabilités, il est établi que les étudiants ont tiré la sonnette d’alarme depuis plusieurs années sur le mal qui ronge leurs campus. Par des marches, par des grèves ou par d’autres procédés, ceux-ci ont alerté les pouvoirs publics sur les délinquants qui circulent en toute impunité dans les cités et les campus. Enfin, c’est plus que jamais le moment que toutes les parties concernées doivent intervenir pour mettre un terme à ce phénomène qui mine toutes les universités et pas uniquement celle de Tizi Ouzou.

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