Un peu plus de respect au piéton

jeudi 10 novembre 2016 à 21:13
Source de l'article : Elmoudjahid.com

Dur, dur d’être piéton, chez-nous. Et pour cause, ce mépris, affiché ouvertement, tant par les automobilistes que par l’entreprise  nationale, chargée de la signalisation routière.

En effet circuler, à pied ou même changer de trottoir est loin d’être une sinécure, notamment pour les personnes âgées et les écoliers qui n’arrivent plus, à suivre la cadence des moteurs de véhicule, en folie et qui font fureur sur les routes, dans les zones urbaines.

L’hystérie gagne, tous les jours, pas seulement sur les axes principaux mais également en plein centres des villes où traverser  la route équivaut à un casse tête chinois. Il faut, tout un «art», pour sortir de cette épreuve, sans y laisser des plumes. Nos rues se montrent cruelles, tordues et inhumaines, envers leurs visiteurs.

L’absence de passages réservés, aux non véhiculés, considérés comme la dernière roue de la charrette et l’inexistence de la culture de l’autre usager de la route qui mérite, lui aussi, un peu de respect, sont à l’origine du  marasme du piéton qui voit, aujourd’hui, de toutes les couleurs pour se déplacer d’un trottoir, à l’autre, que dire alors d’une ville, à l’autre.

Cette situation est davantage compliquée, par le  manque flagrant de ces bandes, destinées, aux piétons, dans certaines rues qui, pourtant se distinguent par la densité de la circulation qu’elles enregistrent, à longueur de journées et qui font  d’elles des villes fermées. Nul ne peut le nier que même les chemins communaux au niveau de certaines communes d’Alger, se transforment, en route, à grande circulation.

Un problème, traîné, tel un boulet rouge, d’ailleurs par les habitants de celles-ci, d’autant plus que le traçage et la signalisation horizontale, au même titre que les passerelles demeurent un rêve qui tarde à voir le jour. Le résultat de cette anarchie, est là, tous les jours. Il suffit peut être de voir ces dizaines de personnes, d’accidents de la circulation, en zones urbaines, imputés, en grande partie, à  l’excès de vitesse, en l’absence de  signalisation horizontale ou encore les passerelles, à même de sécuriser le piéton. Doter la ville de ces «repères» qui ont leur importance, suffit, à coup sûr, d’anticiper le danger.

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