Tramway D’Alger Fin du débrayage, après dix heures de tractations

mercredi 19 octobre 2016 à 19:11
Source de l'article : Lesoirdalgerie.com

Après une paralysie quasi-totale de ses activités durant une semaine, le Tramway d’Alger a repris, hier, en début d’après-midi, ses activités. Les deux parties protagonistes (Setram-syndicat) sont parvenues, avant-hier, tard dans la soirée, à la conclusion d’un accord, mettant fin ainsi à un bras de fer qui a duré une semaine.


Abder Bettache – Alger (Le Soir) – Lundi dernier, la direction de la Setram (Société d’exploitation des tramways) avait annoncé, dans un communiqué, rendu public tard en fin de soirée, que le trafic sur la ligne du tramway d’Alger va reprendre le mardi 18 octobre. Selon la même source, «l’exploitation du Tramway d’Alger «se fera de 6h à 21h30 sur toute la ligne, tout en ajoutant qu’«un renforcement de l’exploitation sera effectué par un service de bus Etusa (Etablissement de transport urbain et suburbain d’Alger) de 6h à 00h». Avant d’arriver à cet accord, dont les négociations ont duré plus de dix heures, la Setram avait affirmé qu’un service minimum sera assuré «tous les jours» à partir de «6h30 jusqu’à 21h» sur «toute la ligne du Tramway d’Alger» suite à un mouvement de grève lancé mardi dernier par les travailleurs du réseau d’Alger.

La société, qui avait qualifié ce mouvement d’«illégal», a toutefois assuré que la convention collective en cours de négociation «viendra prochainement parachever le statut du travailleur de par ses droits et ses obligations, ses acquis et ses devoirs, ainsi que toutes les questions liées aux salaires».                                

En affichant sa volonté de régler le problème, l’employeur avait indiqué qu’il ne «prendra aucune mesure de retenue sur salaire pour les travailleurs grévistes ayant décidé de reprendre le travail». Les travailleurs du réseau d’exploitation de la Setram avaient campé durant une semaine sur leur position, en maintenant le mouvement de grève, qualifié par l’employeur d’«illégal». Au début du mouvement de protestation, Setram avait réaffirmé «sa ferme décision de ne pas négocier» sur quoi que ce soit avec ce qu’elle a qualifié de «mouvement anarchique», dont les revendications sont «sans fondement et mensongères», selon un communiqué rendu public.

Pour cette société, «les meneurs de ce mouvement agissent pour des desseins personnels et non au service du collectif et font fi des efforts déployés par la direction générale pour assurer le bien-être à tout son personnel et lui permettre d’évoluer dans les meilleures conditions». Les grévistes ont soulevé, pour leur part, une série de revendications, notamment la signature de la convention collective en cours de négociation, selon eux, depuis trois ans.

Ces derniers avaient énuméré plusieurs des griefs retenus contre l’employeur. Ainsi, on parle de «licenciements abusifs, recrutements et promotions de connivence, traitements de faveur, absence de gestion de carrière digne de ce nom, non-respect de la loi du travail, absence d’une convention collective et d’une grille des salaires, absence de syndicat ou d’une organisation digne d’une grande entreprise comme la Setram, sans parler des conditions de travail difficiles et éreintantes pour les employés». Enfin, les travailleurs ont parlé de «climat instable, de désordre qui nous empêchent de travailler normalement».

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