Selon le rapport sur les objectifs du millénaire : La stratégie algérienne de développement répond de façon notable aux attentes de la population

mercredi 26 octobre 2016 à 15:56
Source de l'article : Elmoudjahid.com

3 millions de ménages ont pu accéder à des logements neufs, financés entièrement ou partiellement par l’Etat, faisant accroître le parc de logements de 5,4 millions en 2000 à 8,5 millions en 2015″

L’Algérie, grâce à sa politique de développement humain,  a enregistré des «avancées importantes» permettant de rattraper les déficits sociaux et d’améliorer le niveau de vie de la population, indique le rapport de l’Algérie 2000-2015 sur les Objectifs du millénaire pour le Développement (OMD). 

«Ainsi, le PIB par habitant a augmenté en volume de 2% par an. La consommation des ménages, en relation, notamment, avec la création d’emploi et les hausses salariales, a substantiellement augmenté (4,9% par an en volume)», précise le rapport rendu public, à l’occasion de l’anniversaire de la Journée de la diplomatie algérienne, et de la Journée des nations unies. Selon le document, «bien qu’encore prégnantes, les inégalités ont été  globalement réduites : la part des 20% de la population qui consomment le moins passant de 7.8 % en 2000 à 8.4% en 2011», rappelant que le salaire national minimum garanti (SNMG) «a augmenté de 200% entre 2000 et 2014». Le rapport note que l’Indice de développement humain du PNUD (IDH) «a  régulièrement augmenté, permettant à l’Algérie d’intégrer, à compter de 2010,  la catégorie des pays à développement humain élevé, et d’améliorer son classement avec un gain de 24 places entre 2000 et 2014, passant du rang 107 au rang 83», rappelant que l’Algérie fait également partie des 10 pays dont l’IDH a «le plus progressé entre 1970 et 2010».

Les préoccupations des jeunes  au coeur des politiques

Le rapport relève, par ailleurs, que les préoccupations de la jeunesse, «composante vive de la société, sont placées au cœur des politiques de toutes les institutions du pays».  «Cela s’observe dans l’emploi et l’insertion professionnelle des jeunes,  et l’approfondissement de la réforme du système éducatif dans tous ses segments, notamment le système de formation et d’enseignement professionnels», souligne le document. À ce titre, l’accessibilité à ce dernier a été «élargie» à toutes les catégories de la population, dont celles à besoin spécifique (personnes handicapées physiques, jeunes en danger moral, populations en milieu carcéral, femmes au  foyer, et jeunes femmes rurales). «À ces programmes, s’ajoutent la dynamisation de l’espace social et de  l’environnement des jeunes, la promotion de la vie associative et de la participation citoyenne, et la lutte contre tous les extrémismes, l’endoctrinement et les  fléaux sociaux», ajoute-il. Le rapport relève des progrès «indéniables», mais souligne que les défis  à relever «restent néanmoins nombreux et de multiples faiblesses structurelles sont encore prégnantes». Au plan économique, le rapport indique que «ces déficiences se retrouvent,  notamment dans la faible diversification économique, la mono-exportation d’une ressource non renouvelable, la dépendance des importations, la forte sensibilité aux chocs exogènes».
Au plan social, le document estime que les politiques menées (éducation/formation,  santé, logement, soutien au pouvoir d’achat, emploi, protection sociale), qui mobilisent des ressources financières importantes de l’État, «gagneraient à améliorer l’accessibilité aux différents programmes qui y sont rattachés».

La stratégie répond aux attentes de la population

La stratégie algérienne de développement, mise en œuvre durant les quinze dernières années, a permis de répondre, de façon «notable», aux attentes accumulées et renouvelées de la population, selon le rapport de  l’Algérie 2000-2015 sur les Objectifs du millénaire pour le Développement (OMD). Intervenant dans un contexte caractérisé par une amélioration de la situation sécuritaire, grâce à la politique de réconciliation nationale mise en place par le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, la stratégie  de développement mise en œuvre durant les quinze dernières années «a permis  de répondre, de façon notable, aux attentes accumulées et renouvelées de la population», précise le rapport rendu public, à l’occasion de l’anniversaire de la Journée  de la diplomatie algérienne et de la Journée des Nations unies. Dans le chapitre relatif à l’évolution de la situation socio-économique  2000-2015, le rapport relève que la stratégie algérienne, «basée sur un effort d’investissement sans précédent, représentant annuellement près de 30% du PIB,  s’est traduite par la mise en œuvre de quatre plans de développement de grande  ampleur, visant le soutien à la relance économique, la consolidation de la croissance, la modernisation des infrastructures économiques et sociales, et l’appui au  développement des Hauts Plateaux et du Sud». «Ce choix stratégique a trouvé sa pertinence dans les performances économiques  et financières des années 2000-2015», note le document. Selon le rapport, l’embellie financière, obtenue grâce à l’amélioration des prix de pétrole, «a conforté l’engagement des pouvoirs publics dans les décisions politiques ayant permis de susciter de nombreuses dynamiques, à l’instar du remboursement par anticipation de la dette extérieure, et de la consolidation des capacités financières, à la fois sur le plan des réserves de change que  sur les capacités de financement public, constituant ainsi autant de facteurs  de sauvegarde de l’équilibre budgétaire et de sécurité pour la réalisation des  programmes de développement socio-économiques tout au long de la période», souligne le document.
Au plan économique, le rapport estime que «la croissance a évolué à une moyenne annuelle de 3,7%, et le PIB hors hydrocarbures a crû à un rythme supérieur à 6%, avec un pic de près de 10% en 2009».
Selon le document, cette croissance est «globalement diversifiée, tous les secteurs d’activités hors hydrocarbures ayant observé une variation significative de leur valeur ajoutée, relativement saine, l’inflation étant restée modérée (3,9% en moyenne annuelle), et intensive en emplois, le chômage ayant fortement baissé (passant de 29,8% en 2000 à 11,2% en 2015)». Il est relevé que le secteur des hydrocarbures, «après avoir enregistré  une croissance de 3,8% entre 1999 et 2005, confortée par un renchérissement notable des prix, a subi la contrainte de la baisse de la demande mondiale depuis 2006».
Le secteur des hydrocarbures a ainsi enregistré «une croissance négative» sur la période 2005-2014. Son poids dans le PIB a, de ce fait, a baissé, passant de plus de 45% en 2006 à 27,1% en 2014, souligne le rapport qui affirme que ce secteur «reste cependant la première source de financement de l’économie, ce qui constitue un facteur de vulnérabilité en raison de sa volatilité».          Concernant l’industrie, le document relève que ce secteur, bien que sa part dans le PIB (en valeurs nominales) ait baissé depuis plusieurs années, a enregistré «une croissance, non négligeable, de 4,1% en moyenne annuelle  sur la période 2000-2015». «Les retards cumulés, en particulier dans le segment public du secteur, malgré de nombreuses initiatives de restructuration et de recapitalisation, font que son développement représente le grand défi qui se pose à l’économie algérienne dans sa recherche d’une diversification moins contraignante», explique le document. S’agissant du BTP, le rapport note que la performance de ce secteur est liée particulièrement à la réalisation de grands programmes d’investissement  dans le logement et les travaux publics. En matière de logement, sur les 15 dernières années, «3 millions de ménages ont pu accéder à des logements neufs, financés entièrement ou partiellement par l’État, faisant accroître le parc de logements de 5,4 millions en 2000 à  8,5 millions en 2015».
Quant aux travaux publics, le document rappelle qu’une politique nationale de grands travaux et d’équipements publics structurants a été mise en œuvre dans le cadre de trois Schémas Directeurs à l’horizon 2025 (schéma directeur  routier et autoroutier, schéma directeur des infrastructures aéroportuaires,  schéma directeur des infrastructures maritimes).
Il est mis en exergue, notamment les opérations d’extension et d’entretien du réseau routier existant, de grands ouvrages autoroutiers, ainsi que la réalisation de l’autoroute Est-Ouest sur un linéaire de 1.142 km.  Il est relevé aussi une «nette amélioration» du réseau ferroviaire,  dont la longueur est passée, entre 2000 et 2013, de 1.739 km à près de 4.000 km, ainsi que les progrès enregistrés en matière de modernisation du réseau (électrification, dotation en systèmes de signalisation, communications, sécurité et maintenance, renouvellement des équipements). En ce qui concerne l’agriculture, le rapport précise que la mise en  œuvre de la politique de renouveau agricole et rural a insufflé «une nouvelle  dynamique à la croissance agricole et au développement des territoires ruraux, à travers l’extension des surfaces arables, le réaménagement des exploitations  agricoles et le reboisement d’importantes superficies. Cette politique a permis l’intensification et la modernisation de la production dans toutes les filières agricoles, la stabilisation des populations  rurales, et la diversification d’activités économiques génératrices d’emploi», lit-on dans le document. Le rapport estime, par ailleurs, que la contribution du secteur privé à la création de richesse et d’emploi en Algérie est «de plus en plus importante, représentant 59,5% de la valeur ajoutée nationale en 2014, contre 41,7% en 2000», relevant qu’hors hydrocarbures, cette proportion a atteint près de 86% en 2014, contre 74,8% en 2000, et que secteur privé contribue à hauteur de 59% dans l’emploi global.

Objectifs du millénaire pour le Développement atteints avant-terme

L’Algérie a atteint, «avant terme», la majorité des  Objectifs du millénaire pour le Développement (OMD), pour la période 2000-2015,  a indiqué, lundi à Alger, le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères  et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra. «Le lancement, dès l’année 2000, de la mise en œuvre des OMD en Algérie, a coïncidé avec une période de performances économiques et financières, mais surtout avec l’adoption d’une stratégie de développement qui s’est articulée  autour de deux leviers principaux : la croissance économique et le développement humain», a précisé M. Lamamra, dans son intervention sur le rapport de l’Algérie  2015 sur les OMD, présenté à l’occasion de la célébration de la Journée de la diplomatie algérienne, et de la Journée des Nations unies.          «Cette stratégie, qui a bénéficié d’enveloppes financières colossales et d’un effort d’investissement sans précédent, a permis à l’Algérie d’atteindre, avant terme, la majorité des OMD, notamment ceux relatifs à l’éradication de  la pauvreté, l’accès à l’éducation, la réduction de la mortalité infantile  et maternelle, et la promotion d’un environnement durable», a-t-il expliqué.
Le rapport national sur la réalisation des OMD, qui couvre la période 2000-2015, synthétise «les réalisations considérables dans le cadre de la mise en œuvre du programme du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, et sous son impulsion personnelle continue», a-t-il mentionné. M. Lamamra a précisé que «ces réalisations représentent le fruit d’un processus inclusif de consultations, conduit par le ministère des Affaires étrangères et auquel ont participé tous les ministères, institutions et organismes nationaux concernés par la mise en œuvre de ces objectifs», soulignant que le bureau du PNUD en Algérie a apporté «une contribution en expertise, ainsi que pour la publication de ce rapport».
Le chef de la diplomatie algérienne a relevé que «toutes les réalisations de grande portée, présentées dans ce rapport, permettent à l’Algérie d’offrir, aujourd’hui plus que jamais, l’image d’un pays qui se construit et qui se positionne comme un important partenaire économique».
«Les enseignements tirés de la mise en œuvre des OMD préparent l’Algérie à relever de nouveaux défis et à réaliser d’autres progrès, à l’occasion de la  mise en œuvre des Objectifs de Développement durables (ODD), vaste chantier qu’un Comité interministériel de coordination doit mener à bien sous la conduite du ministère des Affaires étrangères», a-t-il indiqué.
Ce document établit aussi des données, réalisations et actions démonstratives d’une dynamique soutenue de progrès de la vie nationale, a-t-il dit, précisant qu’il reflète des «avancées considérables en matière d’efficacité socio-économique tendant vers l’amélioration constante de la qualité de vie des Algériens et  des Algériennes dans l’égalité des chances et la justice sociale».
Ce rapport constitue, en outre, un «témoignage probant des contributions multiformes que l’Algérie apporte à la mise en œuvre des stratégies de la communauté internationale pour elle-même comme pour autrui».

Les progrès réalisés

Pour le ministre, cet «important document» retrace les progrès réalisés par l’Algérie dans l’atteinte des huit (08) OMD, sur la base de chiffres, de données statistiques et d’analyses fournis par les secteurs concernés et par l’Office nationale des statistiques (ONS). Le chef de la diplomatie algérienne a relevé ainsi que les «efforts méritoires» consentis par l’Algérie en matière de lutte contre l’extrême pauvreté (OMD1) lui ont permis de réaliser une «progression très significative», en passant d’un taux de 1,9% en 1988 à 0,8% en 2001. «Grâce à la réalisation, avant terme, de ce premier OMD, l’Algérie s’est vue distinguée en 2013 et en 2015 par l’Organisation des Nations unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO)», a-t-il rappelé. En ce qui concerne «l’éducation primaire pour tous» (OMD2), l’Algérie a atteint et même dépassé, déjà en 2001, la cible minimum avec un taux net de scolarisation de 98,5% des enfants âgés de six (06) ans, a noté M. Lamamra, ajoutant, dans le même sens, que l’analphabétisme a «significativement» reculé, notamment pour le groupe d’âge 15-24 ans dont la proportion d’analphabètes est passée de 13,2 % enregistrée en 1998 à 6,2% en 2008.  S’agissant de l’égalité des genres et de l’autonomisation des femmes (OMD3),  l’Algérie a modernisé sa législation en la matière, à la faveur du vote d’une loi assurant une plus grande représentativité des femmes dans les Assemblées  élues et une nouvelle configuration du parlement algérien portant à 146 le nombre  de femmes députés sur un total de 462 députés, a-t-il encore expliqué.
Cela représente une proportion de 31% et a ainsi permis le classement de l’Algérie dans ce domaine, en première position dans le monde arabe, en 9e à l’échelle africaine et en 26e position à l’échelle mondiale, selon le ministre. En relation avec l’amélioration générale du niveau de vie en Algérie, M. Lamamra a précisé que l’offre de soins est en «constante augmentation», tant du point de vue des infrastructures, des ressources humaines que de l’organisation du système de santé. «La réduction de la mortalité infantile et la mortalité maternelle (OMD4 et 5) a beaucoup progressé, les taux associés se rapprochant de très près des cibles arrêtées», a-t-il dit. Concernant la lutte contre la propagation du VIH/SIDA, le paludisme  et d’autres maladies (OMD6), l’Algérie fait partie des pays à profil épidémiologique bas, avec un taux de l’ordre de 0,1% en matière de contamination au VIH/SIDA.
«La morbidité due au paludisme est passée de 100.000 cas par an durant les années 1960 à une moyenne de 300 à 600 cas par an ces dernières années,  mais qui sont dans leur quasi-totalité des cas importés de l’extérieur», a souligné M. Lamamra.
«Consciente de l’importance de la préservation de l’environnement (OMD7), l’Algérie s’est dotée d’une législation instituant des normes environnementales en adéquation avec les conventions internationales et d’une stratégie sur dix  ans en la matière», a-t-il dit, précisant que cette stratégie s’appuie sur «le triptyque de la relance de la croissance économique, de la préservation des ressources naturelles et de l’amélioration de la qualité de vie».
En matière de partenariat mondial pour le développement (OMD8), et outre les réformes systémiques engagées pour une plus grande insertion dans l’économie mondiale, l’Algérie, dans le cadre du NEPAD, a mené une politique de coopération Sud-Sud et a poursuivi son aide et son assistance aux pays pauvres, particulièrement voisins et africains, a relevé M. Lamamra.
Il a expliqué que l’action de l’Algérie s’est matérialisée, notamment par d’importantes opérations de désenclavement des zones frontalières, citant, dans ce contexte, le parachèvement de la route transsaharienne jusqu’à la frontière avec le Niger, le raccordement des grands axes algériens avec ceux de la Tunisie,  de la Libye, du Sahara occidental, de la Mauritanie et prochainement du Mali et même du Nigeria.
Il a également relevé qui l’engagement de l’Algérie s’est matérialisé sous d’autres formes, telles que l’aide financière, les offres de bourses, l’assistance alimentaire, médicale et matérielle, et l’envoi de coopérants techniques.

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