Retard dans l’avancement du programme scolaire: Comment rattraper les heures perdues!

lundi 7 novembre 2016 à 16:08
Source de l'article : Lexpressiondz.com

Les parents sont appelés une nouvelle fois à mettre la main à la poche pour payer à leurs enfants des cours de soutien.

Le temps presse pour ces élèves des classes d’examen et le train des heures perdues en marche prend une allure catastrophique en compromettant le devenir scolaire de ces millions d’élèves au sort incertain. Grèves cycliques, rassemblements, la décision adoptée par l’intersyndicale à l’occasion de la précédente réunion de ses membres à Alger aura des conséquences dramatiques sur les élèves et l’école.

Manque d’enseignants, retard dans l’avancement du programme de la réforme du système éducatif; s’ajoute a cela le retard dans l’avancement du programme scolaire, avec ces mouvements de grève répétitifs dans le secteur de l’éducation. Cependant, des questions se posent: comment rattraper les heures perdues? Quelle alternative à proposer aux élèves?

Les élèves commencent à s’inquiéter sérieusement pour leur devenir scolaire et cherchent à tout prix à compenser le manque induit suite à la grève des travailleurs de l’éducation, qui est actuellement de 32h de retard au compteur, un chiffre qui serait révisé à la hausse à la fin du mois courant pour atteindre les 70 heures dans l’avancement du programme scolaire, dans la majorité des établissements scolaires à travers le pays.

Au moment où tout le monde croyait au retour de la stabilité dans le secteur de l’éducation nationale, les syndicats marquent leur retour au-devant de la scène avec de nouvelles méthodes de protestation qui paralyseront davantage la situation de l’école algérienne en perte de vitesse. Les parents d’élèves sont appelés une nouvelle fois à mettre la main à la poche pour payer à leur enfants des cours de soutien, en dépit des efforts consentis par le ministère et les syndicats dans le cadre de leur programme de lutte contre ce phénomène, mais en vain.

Le ministère de l’Education a échoué dans sa tentative de convaincre les syndicats de son secteur de s’inscrire dans sa démarche visant la stabilité du secteur et d’épargner aux élèves le fardeau de la grève, les écoliers se rabattent sur les cours de soutien pour compenser le manque. Le phénomène s’est enraciné au sein de la société dont les parents cherchent à tout prix la réussite de leurs enfants, même si cela leur coûterait des sommes importantes. En effet, la situation des écoliers de cette année risque de se ressembler à celle des années précédentes avec la montée au créneau de la quasi-majorité des syndicats du secteur qui se sont élevés contre la loi sur la réforme de la retraite et le nouveau projet du Code du travail, dont les retombées de cette crise entre le gouvernement et les partenaires sociaux vont aggraver davantage la situation de l’école algérienne qui s’enlise peu à peu dans le chaos. Si la situation perdure de longues semaines, il serait difficile de combler le déficit et d’accomplir cette opération.

L’année 2017 s’annonce, donc, très difficile, les voyants sont au rouge, le conflit opposant le gouvernement aux syndicats risque de perdurer encore de longs mois, les signes de l’apaisement sont imperceptibles et la scène s’enflamme du jour au lendemain. «Il faut s’attendre à d’autres actions de protestation et de déstabilisation de l’école algérienne dans les prochains mois», une phrase prémonitoire de la ministre de l’Education nationale, Nouria Benghebrit, prononcée à la rentrée scolaire de septembre dernier, et un message clair adressé aux responsables du secteur de l’éducation en les invitant à favoriser le dialogue et la concertation avec les syndicats du secteur au niveau central ou local et de fournir plus d’efforts pour la préservation de la stabilité du secteur, seul garant de la réussite de l’année scolaire.

Enfin, si certains syndicats sont animés de bonnes intentions, dans leur combat pour la préservation du travailleur, les autres se cachaient derrière le tablier pour servir des partis politiques et cherchaient l’occasion opportune pour détourner le combat des enseignants et travailleurs en grève à des fins politiques, à l’approche des échéances électorales.

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