Présentation à Oran du rapport national sur le développement humain: Les jeunes, des acteurs de la société ?

mercredi 2 novembre 2016 à 11:20
Source de l'article : Liberte-algerie.com

Ce qui reste le plus révélateur de ce rapport national du développement humain est l’expression du besoin des jeunes à être préparés à devenir acteurs de la société, acteurs de leur propre développement humain.

Bien que présenté officiellement en février 2016, le dernier rapport national, élaboré par le Cnes, sur le développement humain en Algérie, a fait l’objet d’une “lecture critique”, lundi après-midi, au niveau du Crasc, qui a permis de mettre en relief certains aspects de l’état des lieux du développement humain dans notre pays et de ses perspectives. Et pour cause, ce rapport sur le développement humain 2013-2015 a eu pour thème “Quelle place pour les jeunes dans la perspective du développement humain durable en Algérie ?”.

Et dans la foulée, un nouveau rapport est en cours d’élaboration par les experts du Cnes, lequel s’articulera autour de “la plateforme post-2015 axée sur la résolution des Nations unies adoptée en septembre 2015, concernant les objectifs de développement durable”, nous dira le coordinateur du Cnes, Fawzi Amokrane, qui précise que ce nouveau rapport 2016-2017 fera l’objet d’une présentation officielle dès sa conclusion.

Quant au dernier rapport évoqué, ce lundi, dans ses grandes lignes, il a, en effet, été centré sur la jeunesse en Algérie en lien avec “les objectifs de développement durable portés par les Nations unies”, mettant en relief de nombreux indicateurs sur la santé, l’éducation, la formation, l’emploi chez les jeunes. Le rapport montre que l’Algérie est le pays dans le groupe des nations en développement ayant connu la progression la plus importante, un gain de 10 places, selon le Pnud, passant à la 83e place au classement mondial sur 185 pays.

Le coordinateur, dans son préambule, n’oubliera pas de placer le rendu du rapport sous le prisme des dernières évolutions, la crise, le contexte économique mondial, l’évolution de la société avec ses nouveaux modes de consommation, les avancées technologiques… Et dans tout cela, la place des jeunes qui se doivent de devenir acteurs du développement durable, acteurs de la société.

Ainsi, l’orateur évoquera quelques-unes des analyses sur l’emploi, la participation sociale, ainsi que la qualité de l’éducation à travers l’accès aux technologies de l’information et de la communication. Les maux de notre société, en matière de développement humain, apparaissent dans leur globalité s’agissant de l’éducation avec un niveau de déperdition scolaire encore trop important, soit 1,5 million correspondant à 500 000 abandons et un millions dus au redoublement.

Dans les volets éducation, formation, là encore, l’Algérie reste mal classée pour ce qui est du niveau de référence dans l’enseignement des sciences et des mathématiques ou encore l’accès à l’Internet. Le nombre d’ordinateurs par élève n’étant que de 0,12 dans le primaire, 1,71 dans le moyen et 3,48 dans le secondaire. Quant au niveau universitaire, s’agissant du nombre, il y aurait une forte concentration dans seulement cinq wilayas dont Oran et Tizi Ouzou. F. Amokrane dira, néanmoins, que certains points des recommandations pour ce qui est de l’éducation et de l’enseignement supérieur sont en voie d’application pour la lutte contre la déperdition scolaire. Quant à la qualité, dira-t-il encore, il faut d’abord régler la question du nombre.

Mais ce qui reste le plus révélateur de ce rapport national du développement humain est l’expression du besoin des jeunes à être préparés à devenir acteurs de la société, acteurs de leur propre développement humain. Pourtant, dans le même temps, ces jeunes marquent leur défiance vis-à-vis “de la chose politique” et du mouvement associatif, estimant que “le rôle de l’État reste central”, s’inscrivant plus dans une dimension nationale qu’internationale.

Parmi les recommandations, il est fait état des moyens pour prévenir les jeunes des violences, de la radicalité, notamment ceux qui sont en dehors de tout système éducatif, et la coordination de tous les dispositifs d’aide et d’insertion sociale pour plus d’efficience, sachant que la pression du chômage est très grande chez les 16-19 ans.

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