Oran : Nouvelle Cité AADL «Aïn El Beïda», des anomalies à la pelle !

mardi 19 septembre 2017 à 15:01
Source de l'article : Reporters.dz

Les nouveaux résidents de la Cité AADL ne sont pas au bout de leurs peines, eux, qui ont reçu les clés de leurs logements lors de la visite de l’ex-Premier ministre Abdelmalek Sellal. En effet, après avoir découvert des appartements qui ne sont pas encore achevés, voilà qu’ils rencontrent un autre souci en ce début d’année scolaire 2017/2018. Et pour cause, l’école n’est pas encore prête pour accueillir les enfants de cette Cité isolée à Aïn El Beïda.

Avant-hier, les parents ont incité leurs enfants à endosser leur tablier et observer un sit-in devant l’entrée de l’école. Les parents demandent à ce que les responsables du projet soient plus actifs pour mener à bout cette initiative. « On est dans une situation difficile. On a déménagé, car on nous a affirmé que l’école sera prête pour septembre. Mais, comme vous le voyez, il reste encore beaucoup de travaux. Certaines familles n’ont pas pu déménager de peur de rencontrer des difficultés dans la scolarisation de leurs enfants », nous dira un membre du comité de quartier. Malgré ces lacunes, la distribution des logements AADL va être relancée. En effet, l’Agence nationale d’amélioration et du développement du logement compte livrer, avant la fin de l’année en cours, un quota de 1 500 logements implantés entre Aïn El Beïda et Misserghine, au sud-ouest d’Oran, a-t-on appris du directeur régional de cet organisme. « La cadence des travaux en cours est maintenue », a expliqué Abdelwahab Gadi.

Le même responsable a rappelé qu’un programme notifié de 25 000 logements AADL est en cours de réalisation répartis sur plusieurs sites, Aïn El Beïda (Es-Sénia) et la nouvelle ville Ahmed-Zabana, matérialisée par le nouveau pôle urbain de Misserghine. Lors de sa sortie sur le site d’Aïn El Beïda, le wali d’Oran, Mouloud Chérifi, a souligné que toutes les contraintes, bloquant la concrétisation de cet ambitieux programme de 25 000 logements AADL ont été levées. Tous les problèmes liés aux assiettes foncières ont été réglés, y compris celui inhérent au projet de 500 logements à Aïn El Beïda qui butait sur des terres occupées indûment par des agriculteurs, a assuré le chef de l’exécutif.

Après avoir suivi les explications fournies sur les contraintes foncières auxquelles fait face le programme AADL dans certains sites, le wali a décidé le transfert des projets des 3 000 unités, relevant du programme AADL 2, et non encore entamés, au niveau des communes d’Arzew, Gdyel et Aïn El Turck vers le site de Misserghine. Ce dernier site dispose d’assiettes foncières suffisantes pour abriter ces projets, a-t-on indiqué.

Les promoteurs pointés du doigt
L’épisode de l’école primaire n’est pas le premier souci soulevé par les nouveaux résidents de cette cité. Ils étaient, en effet, surpris, à l’issue de l’opération de distribution des clés, de voir que les travaux ne sont pas achevés à 100%. Dans certains îlots, les cuisines étaient sans équipement et les salles de bains sans robinets. La situation ne s’est pas améliorée. Pis encore, d’autres problèmes se sont ajoutés, à l’image du réseau d’électricité.

Seul point positif au niveau de cette nouvelle cité, la nouvelle ligne de transport urbain qui vient d’être mise en service pour alléger les tracas des déplacements aux nouveaux habitants. Pour ces raisons, plusieurs bénéficiaires ont été contraints de reporter leur déménagement, en attendant que toutes les commodités nécessaires soient achevées, à l’intérieur des appartements et à l’extérieur. Les bénéficiaires n’ont que le réseau social Facebook pour exprimer leur ras-le-bol et cette joie au goût d’inachevée. Une situation qui remet au-devant de la scène l’inspection et le suivi des travaux.

Le nombre des souscripteurs d’AADL 2 à Oran a atteint 28 000. Le nombre total des logements distribués est de 2 200 dont 1 900 pour AADL 1 (2001-2002) en janvier et avril derniers. Concernant les logements qui sont en cours de réalisation, leur nombre a atteint 25 000, dont une grande majorité au nouveau pôle urbain de Misserghine. Des sociétés turques, chinoises et une syrienne réalisent ces logements, alors que les quotas de 3 000 logements, répartis entre Aïn El Turck, Gdyel et El Mohgoun, seront transférés vers le pôle urbain Ahmed-Zabana, sur instruction du wali Mouloud Chérifi.

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