Marché de l’immobilier: Les nouvelles mesures du PLF 2017 vont encourager les pratiques informelles

jeudi 3 novembre 2016 à 16:06
Source de l'article : Lesoirdalgerie.com

Les mesures prévues dans le projet de loi de finances 2017 en matière d’immobilier risquent d’avoir des effets contraires aux objectifs fixés, prévient Abdelhakim Aouidat, le président de la Fédération nationale des agences immobilières, joint, hier, par téléphone. Il prévient que ces mesures risquent fortement d’encourager les pratiques informelles.

Younès Djama – Alger (Le Soir)
– «Vu que le marché était déjà bloqué par les intervenants illégaux qui ont empoisonné la vie des agents agréés, il y a les nouvelles dispositions qui ont elles aussi bloqué le marché à l’instar de la loi 08/15 qui a retiré du marché à peu près 1,2 million de logements — qui sont toujours inachevés — et le projet de loi de finances 2017 qui annonce l’augmentation des impôts et la suppression de l’exonération qui était en vigueur pour les appartements de moins de 80m2», explique M. Aouidat qui souligne que les craintes de la FNAI tiennent au fait qu’en ce qui concerne la loi 08/15 « les gens vont trouver des solutions en contournant la loi à travers une simple procuration et une reconnaissance de dette», ensuite en ce qui concerne la loi de finances 2017, Aouidat note que les nouveaux dispositifs vont encourager certains intervenants à aller vers la fausse déclaration, et «ce n’est pas la solution», clame-t-il en mettant en avant que «déjà 80% des transactions immobilières se font dans l’informel».
Car il faudrait, selon lui, faire participer les professionnels et trouver les solutions et remèdes définitifs pour passer à la déclaration totale de sorte à faire profiter le Trésor public de taxes.

M. Aouidat explique «que la FNAI a toujours lutté pour la déclaration réelle de ce qui se pratique sur le marché immobilier».

Pour rappel, le gouvernement prépare, dans le cadre de la loi de finances 2017, une augmentation de l’impôt sur la totalité du coût de la location à 10% au lieu de 7%. Une décision prise, selon la FNAI, sans statistiques ou études en raison du pouvoir de l’informel. Avec cette législation, les tarifs de la location, déjà élevés, vont encore augmenter, alerte Abdelhakim Aouidat qui observe que la hausse des prix de la location aura comme conséquence de perturber le marché. Avec pour seule victime le citoyen qui voit son pouvoir d’achat chuter vertigineusement.

Le président de la FNAI parle d’un marché de l’immobilier déjà «plombé» et qui risque de l’être encore davantage avec l’institution des nouvelles mesures.

Le projet 2017 institue également une incessibilité de 2 ans pour les bénéficiaires de logements AADL ayant payé par anticipation la totalité du prix du logement.

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