« Les enseignants dont les dossiers ont été déposés avant le 31 octobre mis à la retraite »

lundi 28 novembre 2016 à 9:46
Source de l'article : Jeune-independant.net

La ministre de l’éducation nationale Mme Nouria Benghabrit a appelé les enseignants grévistes, à partir de Béjaïa où elle effectuait une visite de travail jeudi dernier, « à privilégier la voie du dialogue afin de dénouer la situation qui prévaut dans le secteur ».

Les enseignantes et les enseignants qui réclament depuis le début de l’année en cours pour ne pas dire depuis la fin de l’année scolaire précédente, le maintien de l’ancienne loi sur le départ à la retraire et la révision du projet du code du travail, entre autres, « à faire passer l’intérêt des élèves au sujet de leur mise à niveau avant toute autre considération ».

Selon la ministre, « les journées de grève seront défalquées des salaires des enseignants ». Au sujet du retard accusé dans l’avancement du programme à cause des grèves cycliques et leur rattrapage, elle dira que « les enseignants ont de l’expérience ce n’est pas obligatoire, mais les enseignants responsables connaissent leurs obligations vis-à-vis de leurs élèves et ils n’ont pas besoin d’instructions pour leur faire comprendre cela ».

Toujours au sujet du départ à la retraite, elle dira : « Tous les enseignants ayant déposé des dossiers jusqu’au 31 octobre de l’année en cours seront mis à la retraite en 2017 car, le plan de gestion des ressources humaines du secteur est élaboré entre septembre et octobre ».

Pour les autres, la ministre a fait observer que « le secteur a besoin de gens expérimentés donc ils restent ». Pour elle, « la question est tranchée ».

C’est une loi qui est rétablie par le gouvernement pour des raisons liées à l’investissements et qui fixe le départ à la retraite à 60 ans pour les hommes et 55 ans pour les femmes ». Mme Benghebrit s’est exprimée aussi sur le dossier de la généralisation de Tamazight.

Elle a indiqué qu’elle est actuellement enseignée dans 34 wilayas alors qu’en 2014 elle était enseignée dans 14 wilayas seulement.
Pour elle, « la langue Tamazight sera enseignée dans tous le pays mais, sa généralisation obéira à une démarche pragmatique et progressive », a-t-elle indiqué.

« Son caractère obligatoire interviendra une fois levées les contraintes inhérentes à son enseignement » a-t-elle souligné lors d’un point de presse animé, en marge de sa visite de travail.

Elle expliquait aussi que la levée de ces contraintes à l’instar du « choix de la graphie à adopter ne relève pas des missions de son département ministériel mais, d’instances plus compétentes ».

« Il n’est pas de notre ressort de trancher cette question mais, c’est aux instances habilitées à le faire », a-telle relevé, réaffirmant, toutefois la volonté du gouvernement de mettre tous les moyens pour sa généralisation. Autrement dit, son enseignement dans l’ensemble des wilayas du pays pour sa généralisation. Elle dira : « Il faut du temps pour cela, mais la nécessité de privilégier d’abords la qualité ».

Mme Benghebrit semble engagée sur tous les fronts : « Tous les dossiers sont ouverts : l’évaluation, formation, gouvernance, informatisation, recrutements », dira-t-elle.
Elle leur a demandé par ailleurs, de fournir plus d’efforts, notamment en contribuant à la stabilisation du secteur, qui a trop enduré, des turbulences à répétition.

La première responsable du secteur de l’éducation nationale a indiqué en ce qui concerne les résultats que « les taux de doublement autant dans le moyen que le secondaire, à Béjaïa, est estimé respectivement à 23 et 22,5 %, ils dépassent les moyennes nationales qui oscillent, respectivement, entre 19 et 20 %.

La ministre de l’Education nationale a, par ailleurs, mis en services plusieurs nouveaux établissements et les a aussi baptisés notamment, le lycée d’Adjiounène dans la commune de Draâ El-Gaïd dans la daïra de Kherrata. Il a été baptisé du nom du moudjahid Bachir Boumaza.

A Souk El-Tennine, elle inauguré voire baptisé le nouveau lycée au nom du grand moudjahid et négociateur des accords d’Evian feu Krim Belkacem et à Tizi N’Berber « Aokas », le nouveau lycée a été mis en service et baptisé au nom du Moujdahid et défunt membre de la délégation extérieure du FLN et chef historique du FFS feu M. Hocine Aït Ahmed, le CEM de Sid Ali Labher au nom du Chahid Kara Mokhtar et lycée mis en service et baptisé au nom d’Issaad Ahmed et Bachir.

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