Les eaux ont inondé les places publiques, les routes et les trottoirs: Tizi Ouzou dans la gadoue

jeudi 10 novembre 2016 à 9:12
Source de l'article : Lexpressiondz.com

Le spectacle était désolant à travers toutes les villes et villages de Tizi Ouzou, jusqu’au chef-lieu de wilaya.

Les discussions sur les conditions météo de ces deux derniers jours tournant essentiellement sur les quantités et la température, ignorent un fait incontestablement important. Nos centres urbains ne sont pas préparés à recevoir la moindre quantité d’eau. Durant ces deux derniers jours, les premières pluies ont fait déborder les trottoirs, les places et autres.
En effet, hier matin, le spectacle était désolant à travers toutes les villes de la wilaya, y compris le chef-lieu de wilaya Tizi Ouzou et ses différentes artères et avenues. Au niveau de la Nouvelle-Ville, à certains endroits comme celui plus connu sous l’appellation de «fleuriste»; la circulation a été carrément bloquée à cause de la géante nappe d’eau qui s’était formée la nuit. Les avaloirs et autres caniveaux étaient bouchés. C’est le même scénario qui s’est répété au niveau de la grand-rue où les automobilistes et les piétons ont dû souffrir pour traverser. Les eaux envahissaient les trottoirs à cause du même problème.
En fait, l’état des lieux était hier lamentable. Tous les travaux effectués ces dernières années n’ont pas pris en charge ce volet appelé VRD (Voies et réseaux divers). Même si dans les enveloppes budgétaires ce segment a eu une part conséquente, il n’en demeure pas moins qu’au niveau de la réalisation, le constat est amer. Les chefs-lieux des communes ont été envahis par les flots d’eau de pluie dès les premières heures. C’est le même cas à travers les routes qui deviennent impraticables car elles ressemblaient toutes à des rivières.
En fait, ce chapitre interpelle surtout les élus locaux qui, mieux que quiconque, connaissent les routes, les chefs-lieux, les villages et surtout la traditionnelle tiwizi dans les villages d’antan, en prévision des premières pluies. Aujourd’hui, force est de constater que ces derniers ne connaissent plus leurs localités, une fois élus. C’est le même constat du côté des villageois qui ne se soucient plus de ce volet. L’existence des services de la voirie au niveau des communes a éloigné les populations de cette traditionnelle habitude.
Par ailleurs, ce chapitre, qui relève plus du volet environnemental a été remarqué par le nouveau wali qui était en visite à la daïra de Boghni. Ce dernier a été stupéfait par le spectacle lamentable de l’environnement. Les voies censées déboucher les eaux pluviales à travers les routes ont toutes été submergées par les amas de bouteilles et ordures diverses. Le spectacle était désolant et l’hôte de la région de Boghni ne s’est pas privé de le signaler aux personnes concernées.
Enfin, notons que les communes et autres localités qui souffrent encore de ce problème environnemental ont devant elles des exemples concrets de villages transformés en merveilles par leurs populations. Le concours Rabah Aïssat a justement le mérite de démentir toute voix qui se risquerait à dire que c’est un caractère inné que de vivre entre les tas d’ordures. Bien au contraire, le citoyen des villages de Kabylie est capable de transformer son village en cité exemplaire en matière de propreté, à l’instar de Boumessaoud, le village le plus propre de la wilaya.

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