Le veau à la place du mouton

dimanche 13 août 2017 à 23:18
Source de l'article : Leconews.com

La pratique qui existait uniquement en Kabylie est en train de de s’étendre à d’autres régions du pays, y compris dans la capitale.

Aujourd’hui, et devant la cherté du mouton, en dépit des assurances, beaucoup de citoyens ont opté pour le bélier ou le veau pour le rituel de l’Aïd el Adha. Le procédé est simple. Il s’agit de se mettre à dix ou même vingt personnes, acquérir l’animal à un prix raisonnable, qui partagé entre les concernés s’avère quasi dérisoire. La bête égorgée, les cotisants se la partagent. «Non seulement cela coûte moins cher, mais en plus nous avons plus de viande que quand une personne égorge un mouton», nous confie un des adeptes de ce nouveau procédé, qui assure que l’année dernière sa part était de 15.000 DA.

Mais est-ce à dire que le veau a réussi à détrôné le mouton. Pa si sûr, puisque depuis quelques semaines, ce dernier est proposé à des prix beaucoup plus raisonnable par les éleveurs eux-mêmes. Et c’est la toile bleue qu’ils ont choisi pour faire la promotion de leur produit. Ils ont créé des pages sur Facebook sur lesquelles ils donnent une description des moutons, tels que le poids, l’âge, la consistance de la laine, la couleur et enfin le prix (entre 30 et 40.000 DA) ainsi que le lieu de la vente. Certains, exhibent même un certificat du vétérinaire histoire de prouver que la bête n’est atteinte d’aucune maladie et qu’il ne s’agit nullement d’une arnaque. D’autres, propose la vente à crédit, moyennant un premier apport du client.

Un crédit que propose également l’entreprise publique Latraco située à Birtouta (à l’ex-centre d’engraissement). Avec en prime la possibilité pour l’acquéreur de ne prendre le mouton qu’à la veille de l’aïd moyennant la modique somme de 1.000 DA.

Rappelons que le ministère de l’Agriculture a mis en place 23 points de vente à l’échelle nationale et interdit toute exposition en dehors ou à l’intérieur du tissu urbain. Mais force est de constater que plusieurs commerces ont transformé leur locaux, quand bien même exigu en étables pur mouton à l’intérieur des agglomérations. C’est le cas de ce commerçant dont l’activité principale est la location de matériel pour fêtes (ustensiles de cuisine, bâches, chaises et tables) qui s’est converti en maquignon le temps d’un aïd.

W.B

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