La ministre de l’éducation nationale l’a déclaré lors d’une rencontre au Sila: “Le contact n’a jamais été rompu avec les syndicats”

mardi 1 novembre 2016 à 11:06
Source de l'article : Liberte-algerie.com

Le mouvement de grève, initié par 17 syndicats autonomes, s’enlise depuis plusieurs jours, sans qu’un accord avec le ministère de l’Éducation semble avoir été trouvé.

En marge d’une rencontre placée sous le thème “Quand la littérature va à l’école”, qui s’est tenue, hier après-midi, au Salon international du livre d’Alger (Sila), la ministre de l’Éducation nationale, Nouria Benghabrit, a soutenu que le contact avec les syndicats de l’éducation nationale “n’a jamais été rompu”.
Ce mouvement de grève, initié par 17 syndicats autonomes, s’enlise depuis plusieurs jours maintenant, sans qu’un accord avec le ministère de l’Éducation semble avoir été trouvé.
S’agissant du mouvement des directeurs de l’éducation à travers plusieurs wilayas, et qui s’est intensifié ces derniers temps, la ministre a déclaré que c’était “un mouvement tout à fait normal et naturel. Il y a une mobilité, des auditions et des évaluations, sur le principe de rendre compte d’un commis de l’État”. Et d’ajouter : “Comme tous les départements ministériels, nous procédons à des changements, à des promotions. Je dirai que celui qui travaille trouvera sa place.”  Par ailleurs, Mme Benghabrit est revenue, lors de la conférence, sur l’importance de la littérature dans le milieu scolaire, ainsi que les nouveautés qui y seront introduites prochainement, afin d’offrir aux apprenants des trois paliers, une expérience éducative enrichissante et ludique à la fois.

“Depuis l’an dernier, l’école est fortement présente au Sila, avec plus de 16 000 écoliers de 21 wilayas qui ont visité le Salon en 2015. Tandis que cette année, plus de 26 000 écoliers de 29 wilayas ont gravi les marches du Salon.”  Et de renchérir : “Pour cette seule journée, 4 310 élèves étaient présents au Sila.”    La ministre veut, à travers cette initiative, inculquer chez les jeunes élèves le plaisir de la lecture, leur faire découvrir le monde du livre, les métiers de l’édition et la création littéraire. “Nous sommes convaincus qu’une école de qualité a besoin de pratiques révolutionnaires. Cela ne se réalisera que si la culture est représentée à travers la littérature, le cinéma, le théâtre, le dessin, la caricature.” Nouria Benghabrit a, en outre, révélé que des ateliers d’écriture et de lecture, en présence des auteurs, des visites dans les théâtres, ainsi que des rencontres avec les artistes seront au programme des écoles algériennes.
Dans ce sillage, une expérimentation autour des plaisirs de la lecture chez les écoliers, qui s’est faite dans  des écoles à Tizi Ouzou et à Laghouat en novembre dernier, sera prochainement développée au niveau national. Cette expérience, a déclaré la ministre, a eu des résultats positifs sur le comportement des apprenants et leurs aptitudes d’apprentissage. Dans le cadre de cette même réforme scolaire, les patrimoines culturel et littéraire seront introduits dans les manuels dits “de deuxième génération”. Ces mêmes manuels seront d’ailleurs élaborés en collaboration avec les auteurs algériens, a conclu la ministre.

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