Feuilleton politico-économique,Hannachi, feux de forêts, visas, drame de Djelfa… Les sagas de l’été

dimanche 6 août 2017 à 10:01
Source de l'article : Lexpressiondz.com

On a eu droit à des trames qui ont tenu en haleine toute la population qui s’ennuyait avec cette chaleur qui l’obligeait à rester bien au frais à la maison…
L’été est la période creuse pour les journalistes. Hors catastrophe naturelle, fait divers, décès ou autres manifestations sportives de grande ampleur, l’actualité s’arrête…mais pas cette année. En effet, juste après le mois sacré du Ramadhan, alors que toutes les rédactions se concertaient pour trouver des sujets intemporels qui vont venir remplir les frigos des secrétaires de rédaction, un miracle arriva avec des sagas de l’été sous forme de trames qui ont tenu en haleine toute la population telles de bonnes séries estivales.

Le pseudo feuilleton politico-économique entre le gouvernement et le patronat a attiré tous les regards. «Tebboune a dit, Haddad lui a répliqué, Sidi Saïd est avec lui, non il est avec l’autre…», était le sujet number one des longues journées caniculaires. Certains pensaient même être dans le secret de cette prétendue «guerre des seigneurs» avec des explications plus farfelues les unes que les autres. La presse qui a vu en cela du pain bénit en a rajouté une couche, ce qui n’était pas pour déplaire au nouveau gouvernement qui a profité de ces projecteurs, inespérés, pour passer des messages essentiels dans la stratégie qu’il va adopter.

Néanmoins, il n’a pas tardé à éteindre cette polémique qui a pris trop d’ampleur en improvisant une réunion pour préparer la prochaine tripartite, mais tout le monde a compris que le message essentiel était de tirer le rideau sur ce feuilleton à rebondissements. Heureusement que Hannachi est là pour ranimer l’actualité! L’atypique président du club de football qu’est la JS Kabylie a encore une fois fait les choux gras de la presse, d’abord par son fameux «je suis démissionnaire» qui dure depuis une décennie, mais aussi par l’affligeant spectacle auquel s’est également donné ce prestigieux club qui s’est retrouvé avec…trois entraîneurs.

Le duo Rahmouni- Moussouni qui était jusque-là en poste a été limogé avant le début du 2ème stage d’inter-saison en Tunisie C’est l’entraîneur italien, Fabbro, qui a été recruté pour les remplacer.
Les trois hommes se sont affrontés en Tunisie et c’est finalement le nouveau coach qui a été renvoyé et les deux anciens ont été réhabilités! Et quand on connaît à quel point ce club de football fait vendre, on vous laisse imaginer l’impact de cette saga dont le prochain épisode est prévu demain avec l’Assemblée générale des actionnaires qui doit décider du sort du président. Une chose est sûre: cette houleuse assemblée promet d’être des plus palpitantes au grand bonheur des citoyens qui s’ennuyaient avec cette chaleur qui les obligeait à rester bien au frais à la maison.
Un autre sujet qui fait vendre du papier est venu égayer le quotidien des journalistes en quête de matière aguichante! Vous avez sûrement dû le deviner, c’est évidemment le… visa!

L’ambassade de France à Alger a résilié le contrat avec TLScontact, qui s’occupait du recueil des dossiers de demandes de visas.
Les rumeurs ont de suite fusé, on évoque le nom de son remplaçant, ensuite on a parlé du retour au recueil des dossiers au niveau des consulats.
Le blocage des rendez-vous jusqu’en 2018, qui est d’ailleurs toujours d’actualité, est venu en rajouter une couche.

Les «pros» de la rumeur ne pouvaient espérer mieux!
D’ailleurs, même le visa étudiant n’a pas échappé à leurs «langues»…Ils ont annoncé le durcissement des procédures, ce qui a contraint l’ambassade de France en Algérie à sortir de son silence pour démentir l’information. Mais entre-temps, sur les réseaux sociaux le buzz était déjà lancé pour nous offrir une «Web série» avec un insoupçonnable lot de surprises. Si ces rengaines de l’été font sourire, on a malheureusement eu droit à des drames qui ont secoué l’opinion publique.

Le 25 juillet dernier, rappellet-on, une jeune femme enceinte a été contrainte de parcourir, par ses propres moyens, 200 km en aller-retour de Aïn Ouessara à Hassi Bahbah (45 km) puis à l’hôpital de Djelfa (54 km), avant de rendre l’âme le lendemain après avoir accouché en cours de route d’un bébé mort-né. Avant de rendre l’âme, elle s’était vue refuser toute prise en charge dans les trois hôpitaux qu’elle a sillonné en compagnie de son mari.

Cette affaire a soulevé une grande indignation et une colère chez les citoyens de Djelfa et est devenue grâce aux réseaux sociaux une affaire d’Etat. La suite: trois sages-femmes, un directeur de garde et un contrôleur médical ont été mis sous mandat de dépôt, jeudi dernier, par le juge d’instruction près le tribunal de Aïn Ouessara dans la wilaya de Djelfa. On pensait que ce drame social allait s’arrêter là, mais finalement, hier, le personnel médical et paramédical a organisé une manifestation de soutien à ses collègues arrêtés, estimant que c’est le «manque de moyens humains et matériels qui est derrière ce drame».

La canicule et les feux de forêts qu’elle a engendrés sont également venus secouer l’opinion publique, surtout qu’une personne est morte et des milliers d’hectares de forêts sont partis en fumée.
La chaleur suffocante qui a été suivie de coupures d’eau et d’électricité a fait que l’été des Algériens s’est transformé en enfer, surtout que les plages sont polluées par les eaux d’égouts ou les squatteurs. Heureusement donc que les sagas de l’été sont là afin de divertir le peuple…

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