Des experts tirent la sonnette d’alarme: Le sol de la capitale en pleine activité

mardi 22 novembre 2016 à 22:13
Source de l'article : Letempsdz.com

La fosse, ou ce qu’on appelle ces derniers jours «el hofra», due à un affaissement de terrain à Ben Aknoun, a fait réagir des experts en la matière pour revenir sur un phénomène avec lequel il faut désormais composer, à savoir les glissements de terrain enregistrés un peu partout dans la capitale.

Réalité menaçante, le phénomène, s’il n’avertit pas du moment de sa survenue, peut être en revanche circoncrit et faire le moins de dégâts possible. Pour les experts, les glissements de terrain ne datent pas d’aujourd’hui, plusieurs points de la capitale étant connus depuis des décennies pour l’instabilité de leur sol au moment de la saison des pluies.

On citera, à titre d’exemple, le boulevard M’hamed Bougara, au lieu-dit El Merdja, à proximité du siège du représentant de Renault-Algérie, dans la commune d’El Biar ou encore plus bas vers le Télemly, au niveau du Parc de Tifariti. Ces deux points ont été, après de longues études, maîtrisés. Cependant, selon les experts, le problème est toujours latent, véritable épée de Damoclès, au vu de la nature du terrain de cette zone qui recèle des oueds dormants. Et à ce propos, il reste utile de savoir que la capitale dort sur plus de 200 lits d’oueds susceptibles de se réveiller à tout moment.
Une abondance pluviométrique, voire une crue décennale ou centennale peut, à n’importe quel moment, provoquer l’irréparable.
Il est à savoir que ces oueds traversent plusieurs communes de la capitale dont des quartiers entiers restent menacés. Les dernières pluies n’ont pas manqué, d’ailleurs, d’engendrer des glissements de terrain, même s’ils ne sont pas très importants.
Des dégâts ont été constatés dans les bâtisses et ont fait sortir récemment des familles entières dans la rue. Un autre facteur est à mettre également sur le tapis des incriminations : celui des glissements de terrain, en l’occurrence l’urbanisation anarchique et excessive sur les bords d’oueds.

On compte des milliers de constructions érigées le long des oueds comme le Val d’Hydra, Béni Messous, Oued Roumane, Saoula et bien d’autres encore. Ces cours d’eau, expliquent les experts, peuvent un jour connaître une crue catastrophique pour les riverains. De son côté, le centre national de prévention contre les catastrophes naturelles avertit, dans une étude préparée à cet effet, qu’un éventuel séisme de forte magnitude pourrait donner lieu à des dégâts considérables au niveau de plusieurs communes, citant aussi bien le centre que les hauteurs de la capitale.
Les zones les plus vulnérables, selon cette étude, en plus de l’hyper centre, se situent au boulevard Bougara (El Biar), Hydra, Bouzaréah, Aïn Allah (Dely Ibrahim), Bab Ezzouar Est et même la ville nouvelle de Sidi Abdallah à Mahelma.

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