Coordination nationale des imams et des fonctionnaires des affaires religieuses : Djelloul Hadjimi plaide pour la mise en place de l’Instance des fatwas

lundi 28 novembre 2016 à 23:12
Source de l'article : Reporters.dz

Le président de la coordination nationale des imams et des fonctionnaires des affaires religieuses et des wakfs, Djelloul Hadjimi, semble pessimiste quant à la mise en place de l’instance de fatwas, censée mettre de l’ordre dans la prononciation des prêches religieux et donner l’avis religieux sur des questions précises.

« Nous avons attendu l’élaboration d’un texte de loi dans la nouvelle Constitution pour évoquer la création de l’instance des fatwas et d’un mufti de la République, mais rien n’a été fait dans ce sens », a d’emblée regretté Hadjimi que nous avons contacté.

Selon le ministre des Affaires religieuses et des Waqfs, Mohamed Aissa, l’Instance, dont la mise en place a été annoncée à deux reprises au mois de mars puis juillet dernier, est une académie regroupant dans sa composante des imams, des membres du Haut conseil islamique (HCI) et des conseils scientifiques des wilayas, des exégètes et des spécialistes de différents domaines.

L’Instance est chargée d’une mission « hyper importante », selon le SG de la coordination des imams.
Ce dernier alerte les décideurs quant à la dangerosité qui guette le pays sans l’installation urgente de ladite Instance. « Actuellement, l’année touche à sa fin et l’Instance tarde à voir le jour », déplore encore Hadjimi qui ajoute que « c’est un gage de stabilité pour l’Etat.
Sans son installation, le pays est sans référence religieuse ». Pis encore, « la religion est exploitée par des acteurs de la classe politique officielle à des fins personnelles », a-t-il indiqué, d’où, pour lui, l’urgence de son installation. Récemment, Mohamed Aissa avait, lors d’une réunion de travail avec le président de l’Autorité de régulation de l’audiovisuel (ARAV), Zouaoui Benhamadi, mis l’accent sur «la nécessité d’œuvrer pour la promotion d’un discours religieux modéré qui soit au service de l’Algérie».
Le ministre des Affaires religieuses avait appelé, dans ce sens, à «lutter contre les discours subversifs dans les différents médias, notamment audiovisuels, et les autres supports médiatiques avec leurs multiples réseaux qui prônent la radicalisation violente, le sectarisme et les idées étrangères aux valeurs nationales et à l’identité algérienne».

Il avait également mis en avant la nécessité de collaborer avec les médias pour la promotion d’un discours religieux modéré respectueux du référent religieux de la société algérienne.

Concernant l’expansion du phénomène sectaire dans le pays, à l’instar des Ahmadites, dont l’influence et le nombre ne cessent de monter en puissance dans plusieurs régions du pays, et l’arrestation de plusieurs de leurs adeptes, Hadjimi pensent que certaines parties veulent déstabiliser le pays avec la mise en place de ces sectes et leur infiltration dans la société. «Certaines parties veulent créer et mobiliser des minorités religieuses pour attenter à la stabilité du pays et générer la zizanie dans notre société », avertit le représentant des imams.

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