Coopération Union européenne et Enseignement supérieur: L’exemplarité du système finlandais

mercredi 16 novembre 2016 à 15:19
Source de l'article : Lesoirdalgerie.com

Entamée lundi, la rencontre réunissant experts algériens et européens sur le passage de l’université algérienne à «un mode de gestion  managérial par la mise en place de projets d’établissements» s’est poursuivie, hier, au Centre de recherche sur l’information scientifique et technique (Cerist).

C’est l’exemplarité du système éducatif finlandais qui a été mis en évidence lors de cette deuxième et dernière journée du colloque. En effet, le succès de celui-ci n’est pas anodin puisque les initiatives finlandaises dans le domaine de l’éducation et de l’enseignement supérieur ont valu au pays le classement de son système dans les tops internationaux. 93% des élèves réussissent leurs études secondaires et 66% entament des études supérieures, soit le plus haut taux de l’Europe.

La professeure Pirjo Koivula, conseillère de l’éducation au Conseil national de l’éducation en Finlande, a développé dans son exposé les clés de l’efficacité de leur système.

La forte autonomie des écoles finlandaises font que chacune d’elle élabore son propre projet d’établissement, en choisissant également ses propres manuels. Ce fonctionnement est tellement fructueux et qualitatif que «lorsque des parents viennent nous demander quelle est la meilleure école pour inscrire leurs enfants, nous leur conseillons de choisir la plus proche de chez eux», a indiqué l’intervenante.

Toutefois, le facteur déterminant est «la formation continue des formateurs, éducateurs et enseignants», a-t-elle assuré. Effectivement, ils ne sont en classe que 4 heures par jour, et ont 2 heures de formation continue par semaine.

Les enseignants sélectionnés, entièrement pris en charge par l’Etat, doivent incarner l’excellence et l’exemplarité. Puisque sur le nombre total des candidats à ce poste, seulement 10% sont retenus. D’ailleurs, le statut d’enseignant en Finlande est l’équivalent de celui d’un médecin en France.

La formation de ces formateurs est tellement poussée que ces derniers sont appelés à maîtriser «divers domaines outre leur spécialité, la pédagogie, la sociologie et l’utilisation des nouveaux supports TIC et du digital», a indiqué P. Koivula. De plus, ils sont également jugés sur «leurs interactivité, créativité, innovation et coopération avec leurs élèves et étudiants», a-t-elle ajouté. «Puisqu’ils ne doivent pas seulement transmettre leur savoir mais surtout leurs savoir-faire et compétences».

Et ce sont, naturellement, leurs qualités personnelles et leur inventivité qui vont susciter l’intérêt et la curiosité de leurs élèves pour assimiler et évoluer tout au long de leur cursus.

A lire aussi :

Mots clés :

Laissez un commentaire :

Abonnez-vous à Algérie360 par email

Actualités en direct

Algerie360 - Rejoignez nous sur Facebook
15 queries in 0,404 seconds.