Commémoration du 24ème anniversaire de l’assassinat de Kadi Merbah: Il était l’initiateur de la réconciliation nationale

mardi 22 août 2017 à 14:39
Source de l'article : Liberte-algerie.com

C’est à partir de 9h30, hier, que des membres de la famille Merbah, ses anciens compagnons de l’ALN et de l’ANP à la retraite, d’anciens fonctionnaires de différents ministères qu’il avait dirigés, ainsi que d’anciens militants du MAJD, sont arrivés les uns après les autres au carré des moudjahidine du cimetière d’El-Alia pour célébrer le 24e anniversaire de l’assassinat de Khalef Abdellah dit Kasdi Merbah, son frère le Dr Abdelaziz, son compagnon Aziz Nacer et son chauffeur El-Hachemi Aït Mekideche.

Avant la cérémonie, des groupes se sont formés et ont donné libre cours à l’évocation de souvenirs et d’anecdotes sur le défunt. Ils étaient unanimes à lui reconnaître des qualités de patriote, sa rigueur et son intégrité dans le travail et dans la vie.

En poste dans différents secteurs, il n’avait jamais reçu un représentant étranger en tête à tête. “Il faisait assister ses proches collaborateurs”, ont-ils témoigné. “Avant que l’Algérie ne plonge dans la violence, il avait pressenti et redouté la guerre civile, il fut le premier responsable politique à prôner la réconciliation nationale, matérialisée par son Appel au peuple algérien du 12 juillet 1993”, ont-ils encore rappelé, avant de souligner que cette recherche inlassable d’une solution politique et pacifique, ses rencontres avec les différents responsables politiques avec l’assentiment du ministre de la Défense de l’époque lui ont été fatals.

Cependant, la suite des événements a confirmé ses appréhensions. Lors de la cérémonie, les membres de la famille Khalef sont revenus à la charge. Dans un communiqué rendu public sur place, ils exigent la révision du dossier relatif à ce quintuple assassinat. Tant “ils sont convaincus de l’implication de certains hauts responsables”, précisant que “nous nous sommes adressés régulièrement à l’autorité politique et judiciaire censée être la plus haute de l’État pour revendiquer une véritable enquête judiciaire à même de jeter la lumière sur cette infamie et confondre les véritables auteurs et commanditaires de ce forfait inqualifiable”.

Ils ont ajouté qu’“en guise de réponse, nous n’avons eu droit qu’à un silence épais et pesant, que nous percevons comm un déni de justice, une forme de mépris et de dédain”.
Nacer Boudiaf a, de son côté, regretté l’absence de toute personnalité officielle à cette cérémonie du souvenir alors que le défunt a donné le meilleur de lui-même tant durant la guerre de Libération que lors de la construction du pays en occupant des postes stratégiques et des ministères de souveraineté.

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