Après Les Attaques Du Ministre Du Travail L’opposition répond à El Ghazi

mercredi 26 octobre 2016 à 19:08
Source de l'article : Lesoirdalgerie.com

Les accusations portées, avant-hier, par Mohamed El Ghazi contre les partis qui, selon lui, «attisent» et «politisent» la contestation des syndicats autonomes autour du projet de réforme du régime des retraites, ne sont pas tombées dans l’oreille d’un sourd.


Mohamed Kebci – Alger (Le Soir) – Bien au contraire, ces derniers ont saisi ces attaques pour répliquer au ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, non sans lui apporter la contradiction. C’est ainsi que le RCD relève, de prime abord, que par cette sortie, le ministre reconnaît la «représentativité» de ces syndicats autonomes, estimant logique que ces derniers «soient parties prenantes des prochaines tripartites».


Pour le chargé de la communication du parti, au sujet de la retraite anticipée elle-même, c’est plutôt le gouvernement, dont le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale fait partie, qui «peut être accusé d’irresponsabilité et d’amateurisme». Car, en dictant à la direction de l’UGTA, lors de la dernière tripartite, sa décision de mettre fin à la retraite anticipée en janvier 2017, il a créé un appel d’air pour les dizaines de milliers de fonctionnaires, enseignants et travailleurs de l’industrie dont les pratiques clientélistes érigées en règles de gestion ont ruiné leurs plans de carrière».


Et de plaider leur liberté de partir à la retraite anticipée quand ils le souhaitent sans leur imposer un échéancier, et ce, «même s’ils gardent un espoir que les choses changent». Et cet échéancier a été le facteur capital dans la décision de partir à la retraite avant janvier 2017 de nombreux enseignants, de cadres marginalisés dans les ministères et de travailleurs de la SNVI, du textile…, relèvera Athmane Mazouz, qui estimera que «le problème des retraites ne peut être abordé par la bande» et que «le droit de partir à la retraite après les 32 années légales n’est pas négociable».

Au sujet de la retraite proportionnelle, le RCD, via son chargé de la communication, considérera que sa suppression «ne peut toucher uniquement que la masse des smicards, du fait, expliquera-t-il, que «la refonte doit être générale et graduelle», rappelant au ministre que «quand on gère les affaires publiques, avant de dénoncer les autres, il faut au moins faire preuve de cohérence. A moins que le but recherché ne soit autre».


Pour sa part, le parti que dirige Louisa Hanoune estimera que le gouvernement «ne cesse de faire dans la provocation». Pour le député et membre de la direction nationale du PT, Youcef Taâzibt, «il est irresponsable d’accuser ceux qui mènent le combat contre le projet de loi scélérate portant régime des retraites de mettre en faillite l’Etat».


Notre interlocuteur qualifiera la dernière sortie du ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale de «mépris sans nom contre les syndicats et les centaines de milliers de syndiqués, y compris ceux de l’UGTA, qui ne peuvent attendre les positions des partis pour entrer en action car ils considèrent que le gouvernement s’attaque à leurs acquis et à leurs conditions de travail et de vie».


Pour Taâzibt, «c’est le gouvernement et seulement le gouvernement qui est responsable du chaos provoqué dans le secteur économique comme dans la Fonction publique avec le départ précipité à la retraite de centaines de milliers de travailleurs dont une majorité sont d’une grande qualification», prévenant ce même gouvernement de la «vanité» de toutes ses «tentatives de dénaturation de ce mouvement de contestation des syndicats autonomes».


Dans un communiqué rendu public la veille de cette seconde grève de l’Intersyndicale, le FFS a considéré que cette grève est «l’une des illustrations de la crise que traverse notre pays» et «le révélateur d’une absence manifeste de dialogue social véritable et de l’unilatéralisme de fait des politiques du pouvoir».


Pour le premier secrétaire national du doyen des partis de l’opposition, «la réponse aux questions économiques et sociales est avant tout d’ordre politique» puisque, selon lui, «la question politique est au cœur de la problématique économique et sociale et trouve sa solution dans la reconstruction d’un consensus national».

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