Affaire des fuites du BAC Le verdict reporté d’une semaine

mardi 22 novembre 2016 à 19:54
Source de l'article : Lesoirdalgerie.com

Le verdict de l’affaire des quatre cadres de l’Office national des examens et concours (Onec) prévue pour hier, n’a pas été rendu par la présidente du tribunal. Il a été ajourné d’une semaine, à la grande surprise de la défense et des mis en cause.
Abder Bettache – Alger (Le Soir)
– D’après des avocats, ce genre de décision «est une pratique courante dans le monde de la justice », laissant croire que la juge en charge du dossier a «voulu disposer de suffisamment de temps pour trancher dans «une affaire aussi sensible».
Pour rappel, lors du procès qui a eu lieu le 11 novembre dernier, le procureur de la République avait requis des peines que la défense avait jugées «très lourdes ». En effet, le représentant du ministère Public avait demandé des peines allant de 4 à 7 ans de prison ferme contre les mis en cause. Pour sa part, la défense, dans sa globalité avait plaidé l’acquittement considérant que «l’accusation n’a avancé aucune preuve prouvant la culpabilité de nos clients».
Au nombre de quatre, les mis en cause dans l’affaire de l’Onec (Les cadres de l’Onec, faut-il le rappeler, sont poursuivis pour abus de fonction, divulgation de secrets et délit de coalition). «Nous n’avons pas voulu intervenir dans le débat au mois de juin dernier pour laisser cette session extraordinaire se dérouler dans le calme justement», avait déclaré Me Mostefa Bouchachi. Mais, a-t-il souligné, «nous ne pouvons pas continuer à admettre ces accusations qui ne se basent sur aucune preuve», avait-il plaidé le 11 novembre dernier.
Lors d’une conférence de presse tenue en septembre dernier, il dira que Nadjib Yaïche et ses trois autres collègues n’étaient que des «boucs émissaires» pour «calmer l’opinion publique et lui redonner confiance».
Et d’ajouter «La ministre de l’Education nationale Nouria Benghabrit avait également déclaré que l’Onec n’avait aucune relation avec les fuites. Il existe plus de 300 centres à travers le pays. Ces fuites pouvaient provenir de plusieurs endroits», a argumenté Me Mostefa Bouchachi, qui estimait que les poursuites ont été faites «dans la précipitation».

Et de déplorer : «Ces cadres sont des responsables au sein de cet organisme et leur inculpation donne un mauvais signal aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. Le fait de les présenter comme des traîtres risque d’ébranler la confiance dans les institutions du pays. En tout cas, c’est injuste pour des cadres qui ont fait preuve d’intégrité et de loyauté durant de longues années passées au service de l’éducation nationale.».

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