Actualités : Son enterrement a eu lieu hier à Guenzet Adieu Ouahab

dimanche 30 octobre 2016 à 18:49
Source de l'article : Lesoirdalgerie.com

Ouahab Habbat n’est plus. Le monde de la presse algérienne a perdu un grand photographe, un artiste et un ami. Un grand témoin aussi de la terrible décennie du terrorisme durant laquelle le défunt a travaillé sans relâche pour témoigner de la barbarie sans nom des groupes terroristes.


Abla Cherif – Alger (Le Soir)
– Ouahab est parti à 55 ans avec comme dernière préoccupation la crise politique et économique que traverse le pays. Comme chaque matin, il évoquait encore le sujet ce mercredi matin avec les collègues de la Maison de la Presse qui fréquentaient la cafétéria «Média Presse», spécialement conçue pour les gens du métier.

«Je n’y comprends rien, mais où allons-nous nous retrouver avec une telle situation ?» commentait-il, entouré de jeunes photographes qui forment l’équipe de NewPress, l’agence photo qu’il dirigeait. Mais ce mercredi, Ouahab avait l’air plus pâle que d’habitude. Il parlait à voix basse. Personne n’osait lui poser de question.
Dans la pénombre qui caractérise sa cafétéria, il s’était calé contre un fauteuil et laissa son regard traîner sur l’ordinateur où défilaient les photos du jour. Quelques heures plus tard, il rentra «chez lui», à Sidi-Fredj. C’est que Ouahab habite toujours l’hôtel El-Manar où des chambres ont été mises à disposition des journalistes durant les années du terrorisme afin d’assurer leur sécurité.

Le lendemain, jeudi, il passa un coup de téléphone à son ami Anis et l’informa qu’il serait absent le vendredi. Anis lui demanda s’il s’est rendu chez un médecin pour déterminer l’origine du malaise qu’il a eu mercredi. Ouahab reste vague sur le sujet.
Vendredi matin, il s’est levé, s’est rasé et décidé d’aller prendre un café avec des amis habituels. Mais le malaise s’était accentué. Il sortit de la chambre, effectua quelques pas et s’effondra. Il fut immédiatement conduit à l’hôpital de Zéralda où on confirma son décès par arrêt cardiaque.
Les collègues qui l’entouraient étaient sous le choc.

La nouvelle se répandit très rapidement. Un commentaire revient un peu partout : «C’est une conséquence des années du terrorisme.»
Ses amis étaient atterrés. Visages blêmes, ils sont venus hier, encore une fois, assister à l’hommage qui lui a été rendu à la Maison de la Presse.
Sans un mot, tous ont jeté un dernier regard sur celui qui ne sera plus là pour partager des cafés raffinés le matin en arrivant au bureau. Beaucoup préfèrent aussi ne pas se retourner lorsque l’ambulance quittait les lieux emportant avec elle la dépouille vers Guenzet, son village natal, où il souhaitait être enterré. Adieu Ouahab.Ouahab Habbat n’est plus.

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