Mercredi 1 janvier à 22:05
Les notables mettent en garde contre la fitna Appel à une enquête sur les événements de Ghardaia

Les notables mettent en garde contre la fitna Appel à une enquête sur les événements de Ghardaia

Cruciale est l’année 2014 qui vient d’amorcer ses premiers jours. L’Algérie se donne rendez-vous à des événements politiques d’une extrême importance, conjugués avec la conjoncture internationale et régionale qui s’est installée ces dernières années.

Evidemment, tous les regards seront braqués sur la prochaine élection présidentielle dont les enjeux tardent encore à se dessiner clairement. A un peu plus de trois mois de cette échéance, les langues se délient certes, mais le flou persiste sur l’éventuelle candidature de l’actuel chef de l’Etat pour un quatrième mandat.

Abdelaziz Bouteflika qui a présidé en fin d’année écoulée un Conseil des ministres ne s’est toujours pas prononcé sur cette option, bien que des pans entiers du paysage politique national ne cessent de réclamer sa reconduction à la magistrature suprême.

A commencer par les formations politiques les plus représentatives ; le FLN et le RND en l’occurrence en plus du MPA de Amara Benyounès et TAJ de Amar Ghoul, les organisations de masse et les différents relais de soutien, la piste Bouteflika se confirme chaque jour un peu plus.

En outre, les candidats potentiels à l’élection présidentielle commencent à se manifester, en attendant l’implication de ceux que l’opinion publique attend le plus, Mouloud Hamrouche et Ali Benflis notamment, qui temporisent en dépit d’un vaste élan de soutien en leur faveur. Sinon, Ahmed Benbitour, Kamel Benkoussa, Moussa Touati et d’autres ont d’ores et déjà annoncé leur candidature.

Quant à la mouvance islamiste, leurs prétentions seront substantiellement revues à la baisse en l’absence d’un consensus pour un candidat unique, somme toute une bataille de leadership effrénée.

La récente défection de Abdelmadjid Menasra, président du Front du changement (FC) a davantage accentué cette situation, laissant Abderezzak Mokri, le prétentieux président du MSP dans l’inquiétude, lui qui nourrissait de fortes ambitions présidentielles.

L’autre chapitre qui retient l’attention de l’opinion nationale est la révision de la Constitution dont la teneur tarde à être proclamée. Entre les partisans du report de la révision de la loi fondamentale jusqu’après la présidentielle et ceux qui préconisent une révision immédiate, la situation reste en suspens, d’autant plus que le président de la République n’avait pas soumis la question à l’ordre du jour du dernier Conseil des ministres.

Sur un autre dossier, la nouvelle année 2014 est annonciatrice d’une profonde recomposition politique parmi la scène nationale. A commencer par la déchéance des partis islamistes, laminés par les dernières élections législatives et locales, les principaux partis secoués par des dissidences aiguës, le paysage politique est appelé à se renouveler avec l’apparition de nouvelles formations sur la scène.

Par ailleurs, le gouvernement fera certainement face aux défis de la stabilisation sécuritaire et sociale dans le pays, étroitement liées à la stabilité politique de l’Algérie. Il sera dans ce sens question de remédier à tous les maux qui préoccupent les citoyens, de même que des solutions idoines à des problèmes sociétaux graves à l’instar du conflit qui mine la wilaya de Ghardaia. A ce titre, force est de constater que l’année 2014 est celle de tous les défis.

M. A. C.

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