Les chauffeurs de taxis collectifs en grève à Alger

jeudi 11 juin 2009 à 10:48
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08b_849992411.jpgLes chauffeurs de taxis collectifs sont en colère. Harcèlement policier, manque criant de stations, insécurité et agressions, des revenus en baisse, des impôts sans cesse en hausse, nombreux sont encore les problèmes qui rendent chaque jour la vie dure aux 800 chauffeurs de taxis collectifs de la wilaya d’Alger.

Ces derniers ont observé hier un arrêt de travail jusqu’à 11 h 30. Par ce débrayage, ils entendent exprimer leur détresse à l’adresse du wali de la capitale et du ministre des Transports.

Toutefois, la principale revendication, expliquent les représentants de la Fédération nationale des chauffeurs de taxi, est la révision de la tarification de 20 DA appliquée depuis 1996. Or, lors d’une réunion avec le directeur des transports de la wilaya d’Alger, tenue le 1er avril dernier, ce dernier, indique-t-on, «a refusé toute augmentation du prix actuel».

«Nous exigeons un réajustement tarifaire. Nous ne pouvons plus vivre de notre métier.

20 DA par client, c’est vraiment ridicule par rapport à la cherté de la vie et la flambée des prix.

Nous réclamons que les prix soient fixés à 30 ou 40 DA par personne», relèvent plusieurs chauffeurs de taxis collectifs que nous avons rencontrés à la place du 1er Mai. Les voitures stationnées et leurs logos lumineux taxi recouverts par des caches noirs, ces taximen ont porté leur mécontentement sur la place publique.

«Nous en avons ras-le-bol du mépris avec lequel nous traitent les autorités. Nous payons des impôts comme les commerçants. Or, nous ne sommes que des prestataires de services. Nous payons chaque mois au moins 2 000 DA d’impôts.

Ajoutez à cela la taxe sur le véhicule, la TVA, 400 DA d’essence par jour, 1 000 DA par mois pour la licence taxi, les contrôles techniques à effectuer chaque 6 mois, etc., et vous verrez qu’il ne nous reste que des miettes pour subvenir à nos besoins», assurent-ils sur un ton amer.

Desservant à partir de Bab El Oued, la place des Martyrs et la place du 1er Mai et à partir de ce dernier endroit El Mouradia, Hydra, El Madania, El Biar, Kouba et Hussein Dey, les chauffeurs de taxis collectifs formulent également d’autres revendications.

Ils réclament avant tout d’avoir la latitude d’emprunter l’itinéraire qui leur semble le plus approprié, notamment lorsqu’il y a des travaux sur la voie, un accident ou bien en raison de forts embouteillages.

Par ailleurs, afin d’augmenter leurs revenus, ils demandent aussi à pouvoir apposer des panneaux publicitaires sur leurs véhicules et à bénéficier d’un crédit pour l’achat d’un véhicule à un taux de 5% au lieu des 12% actuels.

Pour obtenir la satisfaction de leurs revendications, les chauffeurs de taxis collectifs débrayeront chaque dimanche. Ultime recours, une grève illimitée sera déclenchée, avertissent-ils, au cas où les pouvoirs publics persisteraient à leur tourner le dos.

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