La communication, Talon d'Achille des entreprises algériennes

mercredi 24 juin 2009 à 23:24
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Les entreprises algériennes ne communiquent pas. Aucun plan de communication, aussi bien au niveau national que sectoriel, n’est établi. Les institutions n’échappent pas à cet état de fait et accusent, elles aussi, un manque flagrant en matière de communication.

Cette situation n’est pas faite pour améliorer l’image de notre pays à l’étranger. C’est en tout cas le constat qui s’est dégagé hier lors d’une communication présentée par l’expert consultant Kamel Khelifa à l’auditorium d’Algex.

La même source a indiqué, en effet, que le manque, voire l’absence d’un plan de communication chez nos institutions et entreprises pénalisent nos activités commerciales.

Et d’expliquer, d’emblée, que la communication, demeure le cordon ombilical entre toutes les parties intervenant dans la sphère économico-commerciale.

Indiquant que l’Etat a un rôle à jouer dans l’encadrement, l’exécution, notamment à travers ses différentes institutions, il n’en demeure pas moins que la communication est du ressort des professionnels.

«C’est aux professionnels d’établir des plans de communication et de se montrer très coopératives. S’isoler et s’enfermer n’est pas la meilleure voie pour se développer», ajoute la même source.

A une question sur le rôle que peut jouer nos ambassades dans la promotion du commerce extérieur, le représentant du département de Medelci, a mis en valeur l’apport considérable des ces organismes.

Pour M. Khelifi, à côté des missions régaliennes traditionnelles, la promotion des exportations constitue également l’un des objectifs majeurs des ambassades de chaque pays établies à l’étranger.

En effet, les diplomates peuvent jouer un rôle important dans la promotion du commerce extérieur. Dans le cas de l’Algérie, les pouvoirs publics ont installé dans chaque représentation diplomatique un chargé commercial.

Et l’intérêt est immense, d’autant que la politique actuelle de l’Etat est de développer notre économie, au demeurant mono-exportatrice.

Diversifier les exportations et limiter le volume et la facture des importations ne peut se faire sans le concours de nos ambassades.

Comment ? Les experts expliquent cela par le fait que le service commercial de chaque ambassade établit un plan de communication qui comporte toutes les informations nécessaires aussi bien pour les hommes d’affaires que pour les autres institutions concernées (Algex, CACI), qui aidera, à coup sûr, les autres acteurs intervenant dans ce processus.

«On possède dans chaque ambassade un chargé commercial qui a pour rôle d’aider les hommes d’affaires dans les opérations d’exportation et d’importation, et ce, par le biais de l’élaboration des annuaires des entreprises du pays étranger, ainsi qu’une carte concernant les secteurs d’activité qui pourraient les intéresser», explique plus loin la même source.

Et de nier du revers de la main les informations faisant état que nos ambassades ne communiquent pas aux industriels et hommes d’affaires toutes les informations nécessaires dans les divers secteurs commerciaux.

Et il en veut pour preuve la nomination de Mourad Medelci, économiste et formation, à la tête du ministère des Affaires étrangères.

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