L’ambassadeur us dément tout gel des investissements

mardi 2 juin 2009 à 13:33
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Les discussions sont toujours en cours pour l’ouverture d’une ligne aérienne à destination de New York.

« Il n’est pas vrai que les États-Unis ont gelé les investissements en Algérie », a indiqué l’ambassadeur des États-Unis d’Amérique David D. Pearce, hier lors d’une rencontre avec la presse au pavillon américain au niveau de la Foire internationale d’Alger. Au contraire, M. David D. Pearce affirme que les États-Unis cherchent à élargir leur engagement en Algérie, dans plusieurs domaines. « Bien entendu, les relations économiques et commerciales sont très importantes », précise l’ambassadeur, estimant que la participation américaine à la Foire internationale d’Alger et l’installation d’un attaché commercial à l’ambassade d’Alger sont les preuves « de l’importance de ces relations et de l’engagement des États-Unis en Algérie ». L’ambassadeur des États-Unis d’Amérique David D. Pearce a indiqué que 25 entreprises exposent leurs produits à la Foire internationale d’Alger, soit « le même nombre que celui de l’année passée malgré la crise ». « Nous pouvons avoir des questions concernant le commerce et les investissements. C’est tout à fait normal. Mais nous exposons au gouvernement notre opinion et nous écoutons l’opinion du gouvernement. En même temps, nous encourageons les sociétés américaines à explorer ce marché », souligne M. David D. Pearce, ajoutant que le département américain du Commerce a désigné l’Algérie comme marché du mois, en juin. L’ambassadeur des États-Unis d’Amérique indique que les échanges entre les deux pays ont dépassé en 2008, 22 milliards de dollars. L’Algérie est le deuxième plus grand partenaire dans le monde arabe. Et les États-Unis sont le premier partenaire commercial de l’Algérie dans le monde. « Bien sûr le pétrole et le gaz occupent une place prépondérante, mais les firmes américaines cherchent activement à augmenter les investissements en Algérie en dehors des hydrocarbures », affirme l’ambassadeur. M. David D. Pearce déclare que la décision d’investir dans tel ou tel pays n’est pas politique. Elle relève de l’entreprise. Pour autant, souligne M. David D. Pearce, « l’ambassade continue à encourager les sociétés américaines à chercher des opportunités d’investissement en Algérie ». L’ambassade des États-Unis a déjà organisé une journée sur les équipements médicaux. Elle prévoit l’organisation d’une autre rencontre le 13 juillet prochain sur l’environnement. « Nous travaillons avec le gouvernement afin de conclure un accord Open-Sky qui ouvrira la voie à des vols directs à destination de New York avec Air Algérie. Nous nous rapprochons également de la conclusion d’un accord douanier bilatéral, ainsi que d’un accord d’assistance juridique », a par ailleurs indiqué l’ambassadeur. Le président du Conseil des affaires américano-algérien, US-ABC, Ismaïl Chikhoune, affirme pour sa part qu’avec la crise mondiale, les sociétés américaines cherchent d’autres marchés, et l’Algérie est un marché potentiel à même de profiter de cette situation. « Si les entreprises américaines hésitent aujourd’hui à venir en Algérie, c’est qu’elles attendent des clarifications sur les dernières mesures du gouvernement concernant l’investissement en Algérie », nous ont déclaré certains exposants. L’ambassadeur des États-Unis a évoqué le discours du président américain Brack Obama le 4 juin, au Caire en Égypte, s’adressant aux musulmans. M. David D. Pearce souligne que « l’Algérie avec 35 millions d’habitants est un destinataire important de ce message ». M. David D. Pearce affirme que les États-Unis attachent une grande importance à ses relations avec l’Algérie. « Nous écoutons la voix de l’Algérie au sein de la communauté internationale. Et ce qui se passe ici est aussi important. Nous considérons l’Algérie comme un partenaire dans les affaires régionales et multilatérales », souligne l’ambassadeur, indiquant que les États-Unis ont « vivement » soutenu la proposition de l’Algérie à la Conférence des Nations unies sur le désarmement la semaine dernière à Genève. « Aucune action n’avait été prise sur cette question depuis dix ans. Maintenant, avec le leadership de l’Algérie sur ce volet, la communauté internationale a un programme de travail sérieux », a affirmé l’ambassadeur des États-Unis d’Amérique.

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