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Lundi 8 mars à 2:04
L’Algérienne, symbole de la femme combattante

L’Algérienne, symbole de la femme combattante

La femme algérienne gravit lentement mais sûrement les échelons de l’émancipation dans la société. Beaucoup reste à venir cependant.

e combat est très long. Il n’est qu’à sespremiers balbutiements en Algérie. Al’instar de la femme mondiale, l’Algérienne entretient l’espoir d’intégrer tous les segments de la vie nationale. Des acquis sont aujourd’hui palpables. Indissociable du combat pour la démocratisation de la société, l’émancipation de la femme algérienne n’a pas échappé aux aléas d’un obscurantisme rétrograde et d’une vision sociétale archaïque. Aminatou Haidar et Mériem Mehdi, deux noms, deux combats. Deux figures qui illustrent parfaitement la douleur de la femme en quête perpétuelle de sa liberté.

Ce sont toutes les Algériennes qui s’y identifient à vrai dire. La militante sahraouie des droits de l’Homme a été la femme de l’année précédente. Par son courage et sa ténacité, elle est parvenue à faire fléchir le royaume marocain, après un mois de grève de la faim.

L’Algérienne Mériem Mehdi, elle, affaiblie par près de trois mois de grève de la faim, nonobstant sa souffrance, incarne la bravoure et la mobilisation de la femme algérienne. Cette brave femme qui est parvenue à arracher ses droits auprès de British Gas est un symbole à méditer. Un exemple vivant de la détresse de la femme algérienne, mais aussi et surtout de sa ferme volonté d’aller de l’avant et s’offrir la place qu’il lui sied dans la société.

Aminatou et Mériem ont crié tout haut ce que les autres femmes pensent tout bas. Ce sont les porte-voix d’un combat légitime contre l’oppression, la marginalisation et la discrimination.

Ce n’est pas nouveau. Ce n’est que le prolongement du sacrifice des glorieuses Fatma N’soumer, Hassiba Benbouali, et Djamila Bouhired entre autres. Un sacrifice davantage perpétué par de nouvelles générations successives, Hassiba Boulmerka, Soraya Haddad et les autres. Aujourd’hui, la femme algérienne a investi pratiquement toutes les sphères. Le gouvernement compte pas moins de trois ministres femmes.

La SG du Parti des travailleurs Louisa Hanoune est une actrice dynamique sur la place politique. Le sport, la culture, les corps de la police et de l’armée, l’administration et les entreprises, ne sont plus désormais des domaines réservés aux hommes seulement.

C’est dire que la femme algérienne a franchi un grand pas dans son combat pour son émancipation. Néanmoins, des carences subsistent. L’accès des femmes aux réels postes de décision reste dérisoire, voir insignifiant. Là, il serait rationnel de bannir le système des quotas et offrir à la femme la place qu’elle mérite avec en prime sa compétence et ses aptitudes.

M.C

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