Interview de Nadia Matoub

jeudi 25 juin 2009 à 6:23
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arton129883-3aed6.jpg– Qu’y a-t-il de nouveau dans le dossier Matoub ?

J’ai été auditionnée le 5 décembre 2008 pendant 8 heures. Je dois rappeler que j’ai déjà été auditionnée une première fois en octobre 1998, on avait dit à l’époque qu’on pouvait reconnaître un ou deux assassins.

Lors de l’audition, le juge nous a assuré que rien n’est exclu et que l’affaire sera de nouveau instruite.

C’est-à-dire, il pourrait demander la reconstitution des faits et auditionner d’autres témoins.

Mes sœurs Ouarda et Farida ont été également convoquées le 23 février dernier et auditionnées par le juge.

– Cela vous paraît-il suffisant pour croire que la justice présente de sérieuses dispositions pour revoir le dossier ?

Il y a le fait que moi-même et mes sœurs ayons été auditionnées et le fait que l’on ait insisté sur la possibilité de reconnaître et identifier du moins l’un des assassins, celui qui a achevé Lounès Matoub et le fait aussi que le juge n’ait rien exclu concernant l’évolution du dossier.

Cela nous paraît très important. On a dit au magistrat qu’il fallait retrouver des photos dans le cadre de ce qui a été fait par les services de sécurité afin qu’on puisse identifier les assassins.

En tout cas, dans l’état actuel des choses, nous ne sommes pas en mesure de dire que ceux qui sont au box des accusés sont les vrais assassins comme on ne peut pas dire le contraire.

– Avez-vous le sentiment que l’on se dirige vers le procès revendiqué depuis 11 ans ?

Pas du tout. Le magistrat actuellement, abstraction faite de ce qu’il a envie de faire, est tenu par le code de procédure pénale par l’arrêt de renvoi de la chambre d’accusation.

Nous, on essaie de donner des éléments qui seraient en mesure d’être utilisés lorsqu’il y aura une véritable volonté politique pour aller vers un véritable procès.

Nous avons mis entre les mains du magistrat de nouveaux éléments. Je dois juste mentionner que les auditions ont duré une journée entière pour moi et une autre pour mes deux sœurs.

Nous avons ressenti une bonne volonté chez le président de la cour criminelle. Mais, tant que le dossier reste une affaire politique, on reste dépendant de la volonté politique afin que justice soit faite et connue.

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