Trois bandes de malfaiteurs neutralisées en 48 heures

mercredi 16 novembre 2016 à 10:33
Source de l'article : Jeune-independant.net

En l’espace de 48 heures, les forces de sécurité, gendarmerie et police, ont démantelé trois bandes de malfaiteurs suite à des enquêtes soigneusement menées.

Trafic de drogue, vols et trafic d’antiquités et fausses cartes professionnelles de ministères, les malfaiteurs, au nombre de quinze, impliqués dans ces affaires, ont été tous arrêtés et présentés à la justice. La première affaire a eu lieu à Alger.

Une bande de malfaiteurs spécialisée dans le trafic de résine de cannabis a été démantelée et trois kilos de drogue ont été saisis par les éléments de la brigade anti-stups relevant de la Sûreté de wilaya d’Alger (SWA), a-t-on souligné dans un communiqué de la Cellule de communication.

Composé de quatre trafiquants, le réseau agissait dans les quartiers d’Alger où d’importantes quantités de cannabis avaient été écoulées.

L’affaire a commencé, explique la cellule de communication de la SWA, lorsque la brigade anti-stups a reçu des informations faisant état de l’existence d’un vaste réseau de trafic de drogue dans la capitale.

Après investigations, les enquêteurs ont réussi à identifier l’un des quatre trafiquants qui a été interpellé en flagrant délit en possession de six plaquettes de cannabis, chacune de 100 grammes, a précisé la Sûreté d’Alger.

Au total, 600 grammes de drogue ont été saisis lors de cette opération. Poursuivant leur enquête, les policiers ont procédé à l’arrestation d’un deuxième membre du réseau, suite aux aveux du premier suspect.

L’arrestation de ce second membre du réseau a permis aux policiers la découverte d’une autre quantité de cannabis, six autres plaquettes d’un poids total de 600 grammes, selon la Sûreté d’Alger. La saisie de cette seconde quantité a été opérée suite à la perquisition du domicile du second membre du réseau, sur les hauteurs d’Alger.

Poussant leurs investigations, les enquêteurs de la brigade anti-stups ont réussi à avoir le nom du véritable cerveau du réseau ; ce dernier n’est autre que le chef de bande.

Il a été arrêté à son tour suite à la perquisition de son domicile, où les policiers ont réussi à récupérer cinq sacs contenant chacun cinq plaquettes de kif traité, dont le total est estimé, selon la Sûreté d’Alger, à 2,3 kg de cannabis. Selon l’enquête de la police, c’est lui qui fournissait les autres membres du réseau en quantités de drogue pour les vendre, par la suite, dans les quartiers de la capitale.

Un autre acolyte a été à son tour interpellé au cours de l’enquête, a affirmé la police. Par ailleurs, une bande d’escrocs, composée de trois individus, dont la tête pensante usurpait l’identité de personnalités et cadres militaires et de l’Etat, en falsifiant des cartes professionnelles des ministères de la Défense nationale (MDN) et de l’Intérieur et des Collectivités locales, a été neutralisée, dernièrement, par les services de la Sûreté nationale à Boumerdès, a expliqué la Sûreté de cette wilaya.

Selon cette source, le chef de cette bande (32 ans et originaire de Mila) s’appropriait l’identité d’un général-major de l’Armée, et d’un cadre supérieur de la présidence et du ministère de l’Intérieur, en faisant usage de faux documents, dont de fausses cartes professionnelles du MDN et du ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales.

Cette bande a escroqué des dizaines de personnes à travers les wilayas d’Alger, Jijel, Boumerdès et Blida, est-il ajouté. Sa mise hors d’état de nuire a été possible grâce à des informations recueillies sur le chef de la bande. L’enquête menée sur la base de ces informations a permis son arrestation dans une cafétéria de Boumerdès, en compagnie de deux jeunes gens de la même ville.

Sa fouille a permis de découvrir sur lui deux permis de conduire portant son nom, en plus de plusieurs cartes professionnelles, diplômes et documents officiels falsifiés.

L’accusé principal dans cette affaire faisait croire à ses victimes qu’il avait le pouvoir d’intervenir en leur faveur au sein de nombreux organismes administratifs, en contrepartie d’importantes sommes d’argent.

Présenté devant le procureur de la République près le tribunal de Boumerdès, le mis en cause a été placé en détention au centre pénitentiaire de Tidjelabine, au moment où ses deux acolytes ont bénéficié de citations directes à comparaître.

Sept pièces archéologiques ainsi que des statuettes datant de l’époque romaine ont été saisies, depuis janvier dernier, dans plusieurs wilayas de l’est du pays, a-t-on annoncé auprès de la cellule régionale de la protection des propriétés culturelles et historiques relevant du groupement territorial de la Gendarmerie nationale à Souk Ahras.

Ces pièces archéologiques étaient destinées à la contrebande, a précisé ladite cellule, détaillant que les saisies englobaient, entre autres, une statuette de 16 cm pesant 1,8 kg, représentant un ange en métal, et une autre en bronze, mesurant 16 cm et représentant un guerrier grec, saisies dans la commune d’El Hammamet à Tébessa.

Les éléments de la même cellule, dont la compétence territoriale s’étend aux wilayas de Tébessa, Guelma, Annaba, El Tarf, Oum El Bouaghi et Souk Ahras, ont également récupéré quatre statues de diverses tailles, fabriquées en cuivre, suite à des informations confirmant une tentative de contrebande à Oum El Bouaghi, a-t-on encore souligné. Huit individus ont été arrêtés lors de ces saisies, a encore indiqué la même cellule, précisant que quatre des personnes appréhendées ont été placées en détention préventive.

Par ailleurs, la Gendarmerie de Souk Ahras a souligné la découverte de plusieurs pièces archéologiques, dont une œuvre d’art dans la commune d’Aïn El Karma (El Tarf) ainsi que deux chaînes en cuivre et en métal dans la commune d’Ouled Hamla à Oum El Bouaghi, dans un chantier de construction.

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