Tiaret: Perpétuité pour homicide volontaire

mercredi 16 novembre 2016 à 15:44
Source de l'article : Liberte-algerie.com

Le voisin B. Djillali, âgé de 55 ans, père de six enfants, tentera de porter secours à la jeune pharmacienne avant de recevoir plusieurs coups de couteau du forcené.

Le tribunal criminel de Tiaret a condamné, ce lundi, S. Ali, âgé de 26 ans et résidant à la cité Bouhenni, à la prison à perpétuité. Ce dernier est poursuivi pour plusieurs chefs d’inculpation, à savoir homicide volontaire avec préméditation, tentative d’homicide volontaire et vol avec violence.

Les faits remontent au 23 juin dernier, une journée de Ramadhan, quand, un peu avant dix-huit heures, le prévenu s’est présenté chez une jeune pharmacienne, à la rue Khouidmi, au centre-ville de Tiaret, prétextant acheter des médicaments et du lait pour bébé. À l’intérieur de l’officine et au moment où la jeune fille s’est dirigée vers l’arrière-boutique pour le servir, ce dernier brandit un couteau pour l’agresser. Même blessée, la pharmacienne a résisté tant qu’elle pouvait en criant au secours. Animé de bonne foi, son voisin B. Djillali, âgé de 55 ans et père de six enfants, tentera de lui porter secours avant de recevoir plusieurs coups de couteau du forcené qui avait tenté de s’enfuir avant d’être rattrapé par d’autres voisins. La victime succombera quelques instants après alors que l’agresseur fut remis à la police.

Lors du procès, et durant la lecture de l’arrêt de renvoi, on note que la chambre d’accusation avait souligné trois chefs d’inculpation, à savoir la tentative d’assassinat de la pharmacienne, le vol avec violence et l’homicide volontaire avec préméditation perpétré sur la personne de B. Djillali. À la barre, l’inculpé a reconnu tous les faits retenus contre lui tout en niant la volonté de tuer. Lors de son réquisitoire,  le représentant du ministère public a rappelé les circonstances de ce double crime. Se référant au code pénal qui stipule que “d’une manière générale, la préméditation, qui se définit comme le dessein formé avant l’action, est une circonstance aggravante”.

Il a rappelé à l’assistance la frustration qui avait couvert toute la population de Tiaret le jour du drame, notamment cette famille qui n’arrive pas à panser ses plaies et cette jeune pharmacienne qui se trouve toujours sous le choc, suivie en permanence sur le plan psychologique. À l’issue de son intervention, il requiert la prison à perpétuité à l’encontre de l’accusé. Après les plaidoiries, le tribunal ne lui a accordé aucune circonstance atténuante et a statué sur la peine citée.

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