Souk Ahras – Hygiène publique: Les abats de volailles, un danger pour la santé publique

dimanche 20 août 2017 à 23:04
Source de l'article : Lestrepublicain.com

Si l’aviculture est un facteur qui participe d’une façon établie à l’amélioration du menu diététique des classes inférieures de la société algérienne pour lesquelles la viande rouge est devenue quasi inaccessible vu ses prix prohibitifs, paradoxalement son exploitation comporte certains inconvénients pour la santé publique.  Si l’on s’en tient uniquement à l’aspect de l’abattage, celui-ci se révèle hygiéniquement préjudiciable à plus d’un titre, ne serait-ce que par la quantité considérable de sang déversée dans la nature sans aucune mesure de prévention dont une partie importante est absorbée par le sol avec cette menace imminente de contaminer les eaux souterraines souvent récupérées pour la consommation domestique. La direction de l’environnement ne cesse depuis des années de prévenir sur ce risque. Or ,ses appels semblent peu à peu  trouver l’écho souhaité auprès des aviculteurs et leurs clients qui n’avaient cure des règles élémentaires de l’abattage préférant les tueries collectives aux abattoirs. Cette pratique qui se fait souvent au détriment de la loi est dans la plupart des cas justifié par un faux-fuyant fiscal. « Les déchets provenant de l’activité avicole sont un peu spéciaux car ils ont impact évident sur les eaux souterraines qui sont ainsi souillées par les émanations organiques ainsi que sur la nature en général dans la mesure où ils attirent les animaux errants, le CET (centre d’enfouissement technique, ndlr) n’admettant que les déchets ménagers. Les déchets spéciaux qui par leur décomposition possible ou leurs propriétés présentent un danger pour l’être humain obéissent quant à eux à un programme de gestion particulier qui, jusque-là, était loin d’être adopté par les aviculteurs notamment. Au niveau de la ville de Souk-Ahras, sur les sept opérateurs économiques de ce type, cinq ont fini par se conformer d’une certaine manière aux normes écologiques  préconisées ayant opté pour cela pour le procédé de l’incinération, les deux autres, nous leur avons adressé des mises en demeure et, en principe, après la fête de l’Aïd El Adha, ils vont se doter eux aussi d’incinérateurs et ainsi nous aurons résolu ce problème dans une large proposition et ceci grâce, faut-il le préciser, à l’action de sensibilisation que nos services mènent sans relâche depuis maintenant deux années au minimum. Heureusement, ce long travail n’est pas resté vain puisqu’il s’est soldé par des résultats positifs tout à fait évidents…», a noté M. Aït Oudia Mebarek, le directeur de l’environnement.

Hamid Fraga

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