Naâma: Faut-il autoriser la commercialisation des boissons alcoolisées ?

mardi 8 août 2017 à 15:26
Source de l'article : Lesoirdalgerie.com

Le marché «illégal» des boissons alcoolisées a pris de l’ampleur ces derniers temps dans la wilaya de Naâma, et ce, depuis l’interdiction, par l’un des ex-walis de Naâma, de la vente légale de ces boissons à l’hôtel Mekter de Aïn-Séfra.
Cet hôtel appartenant à l’EGTO, qui était classé 3 étoiles, a été dégradé à 2 étoiles. Ce qui a, d’ailleurs, encouragé l’ouverture de points de vente illicites qui ont été créés çà et là, notamment à travers les trois grandes agglomérations Naâma, Mécheria et Aïn-Séfra, dans des domiciles, dans des dépôts clandestins, voire même dans les périmètres agricoles, les véhicules, d’où se fait la vente à une clientèle bien connue, loin des murmures des gens. L’interdiction de l’alcool s’est également répercutée sur la consommation de la drogue qui a aussi pris de l’ampleur dans les milieux juvéniles.

Constat de pollution de visu : un petit tour dans les arrondissements de ces villes et villages, sur les abords de routes, dans les forêts, ou des abris reculés, et l’endroit est plein de bouteilles vides des boissons spiritueuses et bouteilles et canettes de bière qui ternissent l’image de ces lieux, dont certains des sites touristiques et écologiques.

Or, plusieurs opérations de contrôle menées par les policiers, les gendarmes et les douaniers, dans le territoire de la wilaya, ont été soldées par la saisie de milliers de bouteilles d’alcool. Chez nous, l’alcool est devenu sujet tabou, strictement interdit, mais les gens, surtout les jeunes, continuent à l’acheter au noir, sinon, pour d’autres, une virée au littoral (Oran), voire même jusqu’à Alger, Béjaïa, pour étancher leur soif et fuir la monotonie quotidienne, surtout en cette période estivale.

En Algérie, selon les statistiques, plus de 5 000 personnes impliquées dans des ventes clandestines de boissons alcoolisées ont été arrêtées durant l’année 2016. C’est dire que le phénomène de cette activité illégale est partout et marche facilement et à merveille pour certains revendeurs qui échappent aux contrôles des services de sécurité. Faut-il, donc, légaliser la vente d’alcool et mettre fin à la lassitude des jeunes ? Tout de même, le combat pour revenir à ces années, à l’exemple de la ville d’Aïn-Séfra qui disposait de 17 bars et 5 hôtels, n’est pas du tout facile du fait du changement de la société.
Discuter de l’alcool est devenu un sujet tabou ! Boire un coup est un crime.
B. Henine

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