Justice: L’affaire des fuites du bac aujourd’hui devant les juges

jeudi 10 novembre 2016 à 14:57
Source de l'article : Lesoirdalgerie.com

Reporté à deux reprises, le procès de l’affaire des cadres de l’Onec (Office national des examens et concours) est prévu aujourd’hui 10 novembre au niveau du tribunal de Sidi M’hamed.

Lors de la dernière audience, la défense avait formulé auprès du tribunal une requête portant sur la présence au procès de certaines personnes considérées comme des témoins clés dans cette affaire. Une demande acceptée par la présidente du tribunal, qui a reporté le procès sous quinzaine, soit pour le 10 novembre.

Au nombre de quatre personnes, les mis en cause dans l’affaire de l’Onec (Office national des examens et concours) sont actuellement en détention provisoire. Leur défense sera assurée par une dizaine d’avocats. Ces derniers se sont d’ailleurs déclarés optimistes quant à l’issue du procès. L’avocat de Nadjib Yaïche, inspecteur de l’éducation nationale avait soutenu il y a un mois «qu’il n’y a aucune preuve matérielle qui établit l’implication des cadres de l’Onec et que ces cadres n’ont pas de mobile pour commettre un tel forfait». Et d’ajouter : «Les enquêteurs n’ont fait que des constatations mais, ils ne les ont pas accusés directement.»

Les cadres de l’Onec, faut-il le rappeler, sont poursuivis pour abus de fonction, divulgation de secrets et délit de coalition. «Nous n’avons pas voulu intervenir dans le débat au mois de juin pour laisser cette session extraordinaire se dérouler dans le calme justement», a déclaré Me Mostefa Bouchachi. Mais, a-t-il souligné, «nous ne pouvons pas continuer à admettre cette détention qui ne se base sur aucune preuve». Lors d’une conférence de presse tenue en septembre dernier, il dira que Nadjib Yaïche et ses trois autres collègues n’étaient que des «boucs émissaires» pour «calmer l’opinion publique et lui redonner confiance».

La ministre de l’Education nationale Nouria Benghabrit a déclaré, il y a trois jours, que l’Onec n’avait aucune relation avec les fuites. En fait, il existe plus de 300 centres à travers le pays. Ces fuites pouvaient provenir de plusieurs endroits», a argumenté Me Mostefa Bouchachi qui estime que les poursuites ont été faites «dans la précipitation». Et de déplorer : «Ces cadres sont des responsables au sein de cet organisme et leur inculpation donne un mauvais signal aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. Le fait de les présenter comme des traîtres risque d’ébranler la confiance dans les institutions du pays. En tout cas, c’est injuste pour des cadres qui ont fait preuve d’intégrité et de loyauté durant de longues années passées au service de l’éducation nationale.»

A lire aussi :

Mots clés :

Laissez un commentaire :

Abonnez-vous à Algérie360 par email

Actualités en direct

Algerie360 - Rejoignez nous sur Facebook
17 queries in 0,472 seconds.