Commune d’El Mouradia: Le cri de colère des résidents du 48, rue Oukil-Hadj-M’hamed

jeudi 13 octobre 2016 à 16:04
Source de l'article : Lesoirdalgerie.com

Les copropriétaires habitant au 48, rue Oukil-Hadj- M’hamed, dans la commune d’El-Mouradia, sont en colère. Ils dénoncent une «appropriation flagrante» du terrain de leur résidence, par le propriétaire du 50, rue Oukil.
Un mur séparant leur copropriété de celle de leur voisin a été détruit sur toute sa longueur. Et de plus, un «trou» a été creusé à la limite de la balustrade de sécurité qui est aussi la limite de stationnement des véhicules des résidents.

En plus de tout cela, les résidents du 50, rue Oukil- Hadj-M’hamed se plaignent du dépassement systématique «des heures réglementaires de chargement des camions, ce qui a obligé les plaignants de faire appel à la police. Cependant, les concernés regrettent qu’en dépit des innombrables courriers adressés aux autorités concernées (APC, wali délégué de Sidi M’hamed, ministères, police de l’urbanisme…), aucune suite n’a été donnée à leur requête. «A ce jour, nous n’avons aucune information sur les travaux», tempêtent les résidents dans un courrier au wali délégué de Sidi M’hamed. Tout a commencé le 6 août 2016, lorsque le propriétaire du 50, rue Oukil est «entré de nuit avec un tractopelle dans notre résidence», écrivent les résidents. Le lendemain, «il a cassé le mur mitoyen pour entrer son tractopelle sur sa propriété… Après que nous eûmes réagi, il a répondu qu’il n’avait pas eu d’autre choix, et qu’une fois le tractopelle sur son terrain, il reconstruirait le mur. Il est, pour lui, question de détruire la maison mauresque actuelle pour reconstruire une maison pour sa famille», relatent-ils.

Le 13 août, «non seulement rien n’avait été reconstruit», mais «il s’est permis de creuser des trous, à 5 m du mur mitoyen, sur notre terrain, pour sa palissade de chantier. Nous avons dû faire intervenir la police pour le faire reculer. Le maire lui-même est passé», nous confie une des résidentes. De ce fait, les résidents ont écrit, le 14 août, au responsable de l’urbanisme de l’APC d’El-Mouradia.

Les responsables de l’APC ont également été saisis. «Ces derniers ont refusé de nous montrer les documents (permis de démolir) sous prétexte que c’est confidentiel. Ce n’est pas ce que dit la loi puisqu’il s’agit d’une information publique», relève notre interlocutrice. Les autorités ne réagissant pas, les résidents du 48, rue Oukil-Hadj-M’hamed ont saisi par écrit la police de l’urbanisme et le wali délégué de Sidi M’hamed en date du 7 septembre.

Pendant ce temps, l’entrepreneur «a continué non seulement à creuser sur notre terrain, mais aussi à détruire des arbres hors de sa propriété. Et ce, sans compter le non-respect des heures de travail nocturne, malgré nos réclamations », enchaîne cette résidente, exaspérée. Elle relève qu’à ce jour, aucune information «ne nous est donnée quant à la future construction. Il s’agirait d’une promotion immobilière de R+8… et surtout, aujourd’hui il continue à travailler en toute impunité». «Il nous paraît impossible en deux mois, non seulement de passer inaperçu rue Oukil, mais de pouvoir faire cela sans complicité des autorités communales», conclut notre interlocutrice.

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