Affaire des fuites du BAC: La justice relaxe les trois cadres de l’Onec

mardi 29 novembre 2016 à 13:39
Source de l'article : Lesoirdalgerie.com

Ajourné d’une semaine, le verdict du procès de l’affaire des cadres de l’Onec (Office national des examens et concours) a été rendu hier, à la grande joie des mis en cause mais aussi de leurs parents et proches. Ainsi, le tribunal correctionnel de Sidi M’hamed a prononcé trois relaxes et une condamnation à trois années de prison ferme.

A l’annonce du verdict, la salle d’audience, pleine à craquer en la circonstance, a vécu une ambiance particulière. Youyous et applaudissements ont marqué la fin du procès d’une affaire qui a tenu en haleine l’opinion publique. En effet, la présidente du tribunal a prononcé la relaxe au profit des trois inspecteurs, dont le chef de centre et a prononcé la condamnation à trois années de prison ferme à l’encontre d’un fonctionnaire qui avait reconnu les faits qui lui ont été reprochés par la justice.

Pour rappel, le jugement de l’affaire des cadres de l’Onec, dans laquelle quatre personnes sont poursuivies pour ce qui est appelé le «scandale des fuites du baccalauréat 2016» était riche en émotions mais aussi en rebondissements. Toutefois, la question qui reste posée est celle de savoir d’où sont parties ces fuites des sujets du baccalauréat de juin 2016. Le procureur de la République, qui a requis des peines de 4 à 7 ans de prison ferme à l’encontre des quatre mis en cause, n’a avancé aucun argument pour justifier ses demandes. Un réquisitoire qui avait duré dix minutes, en se référant exclusivement aux P-V de la police judiciaire et de l’instruction.

L’accusation, faut-il le rappeler, avait requis à l’encontre des quatre mis en cause des peines allant de sept à quatre années de prison ferme. L’audition de l’ex-directeur général ou encore l’intervention de l’ex-inspecteur de physique, M. Nadjib Yaïche, avaient plongé la salle dans une consternation totale. Le procureur de la République et même la présidente d’audience arrivaient difficilement à retenir leurs émotions.

«Cette accusation me torture profondément. J’étais à deux mois de mon départ à la retraite et après 31 ans de loyaux services envers mon secteur, je me retrouve derrière les barreaux, entre quatre murs, privé de ma liberté. Dans cette histoire de fuite, mes collègues et moi-même sommes loin de toutes ces accusations», conclut l’ex-inspecteur de physique de l’éducation nationale.

De tous les intervenants, seul l’agent A. Abdelkrim avait reconnu avoir dissimulé des sujets de physique. Pris en flagrant délit par la caméra de surveillance, le mis en cause a reconnu les faits qui lui ont été reprochés par la justice, mais il dira qu’il «ne les a jamais fait sortir». C’est ce dernier qui a été condamné à trois années de prison ferme.

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