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Mercredi 5 septembre à 22:07
Elle se suicide pour refuser un mariage forcé à Mostaganem !

Elle se suicide pour refuser un mariage forcé à Mostaganem !

La violence faite aux femmes n’est pas un apanage propre à la rue. De nos temps, il s’avère que le foyer familial lui-aussi exerce fréquemment de la brutalité et de la pression sur la femme pour l’amener à accepter le mariage forcé. Ce que certaines jeunes filles acceptent à contrecœur et avec répugnance à trainer le long de leur vies désormais brisées, alors que d’autres choisissent de fuir leurs familles et leurs villages, si ce n’est pas la décision d’en finir simplement avec la vie à laquelle elles optent. Ce qui vient d’être vécu dans le douar de H’ssayniya dans les alentours de la petite ville de Mesra au sud de Mostaganem.

Yanarou, une bourgade relevant de la commune de Sour, semble une localité campagnarde paisible à première vue. Mais en-est-il vraiment le cas, quand derrière les murs des maisons, les esprits et les mentalités ne s’avèrent pas toujours d’entendements faciles à vivre notamment pour la gent féminine ? Car, à force de voir ces tentatives de suicide dans les rangs des jeunes-filles dans le monde rural, comme dans la région de Dahra où celle du plateau de Bouguirat ; il y a lieu de dire que les cas se suivent et se ressemblent ces dernières années, comme s’il s’agissait d’une banalité.

Le cas vécu il y a deux jours au douar de H’ssayniya dans les alentours de la bourgade de H’ssayniya dans les alentours de la petite ville de Mesra au sud de Mostaganem. Il s’agit d’une jeune fille qui, à la fleur de l’âge, vient de mettre fin à ses jours pour contrecarrer la décision de son père l’ayant mariée à son insu et contre son gré ! Et ce n’est pas de l’exagération de dire que telle est généralement la manière de marier les jeunes filles dans la campagne, si par ailleurs dans la ville, la société opte de plus en plus au mariage arrangé qui certes n’est pas toujours réussi mais quand même avec des conséquences moins dramatiques que celles du mariage forcé.

« Le malheur », parle tout bas les gens de H’ssaynia, « c’est que la jeune fille de 22 ans ait bel et bien manifesté le rejet de l’homme que lui avait choisie son père ». Mais apparemment d’une culture patriarche, le père n’était pas censé écouter la voix de sa progéniture. Et en toute réponse finale à la fille rebelle aux yeux de sa famille, le père avait rétorqué : « je ne peux pas me rétracter, j’ai donné ma parole à l’homme », rapporte la voix populi.

Une phrase de trop qui a certainement meurtri la concernée avant même qu’elle passe à l’irréparable. Ce n’est pas faire l’apologie de son suicide, mais la fille en question a surement pensé à toute cette discrimination exercée à son encontre par l’homme qui devait être le plus proche à elle mais qui allait lui porter atteinte à ses droits fondamentaux et à son intégrité. Le mariage forcé entraîne de graves violences psychologiques, physiques et sexuelles : il y va des pressions familiales, des menaces ou des chantages affectifs, des sorties quasi-interdites, de la privation de nourriture, des coups, de la séquestration et des viols, souvent répétés. Affaiblie par tant d’idées noires, la fille aux 22 ans s’est ainsi suicidée en avalant un produit insecticide agricole. Le matin, elle a été trouvée sans âme. Une information qui sera autrement récupérée par les ennemis de la religion.

Une autre jeune fille qui fugue !
Un peu plus loin de la région de Mesra, exactement dans la localité de Sour près d’Ain-Tèdles, le même jour du suicide cité en haut, une autre jeune fille elle-aussi âgée de 22 ans, a fugué de chez-elle pour fuir les affres d’un mariage forcé. D’après les dires des autochtones, la fugitive a beau supplié sa mère pour décliner la proposition du prétendant, mais en vain. Ce qui l’a poussée à quitter le domicile parental pour une destination inconnue et probablement périlleuse quand on sait toute l’inclémence de la rue à l’égard de la femme. A vrai dire, il convient de rappeler que la campagne de Mostaganem est souvent sujette à des suicides qui découlent de ces mariages forcenés.

Il y a moins d’un an, la même localité avait déjà été secoué par un drame similaire. Mais dire que l’on force uniquement les femmes à choisir des époux qu’elles n’acceptent pas, cela n’est pas trop juste. Pour des questions d’héritages notamment, souvent des hommes sont contraints par leurs parents à choisir telle ou untelle cousine.

Le cas d’un jeune homme de la wilaya de Tiaret qui pour exprimer son refus à leur dernière minute, n’a mieux trouvé que de couper son pénis ! Et dire qu’à l’issue d’un incident célèbre, notre prophète Mohamed (qlsssl) a carrément annulé le mariage d’une fille qui est venue se plaindre de son père qui l’avait mariée contre son gré. Et bien que la fille ait indiqué clairement qu’elle était heureuse dans son mariage, le prophète lui a fait connaître qu’il était de son droit de l’annuler. Le contexte de ce hadith illustre l’importance du consentement mutuel dans le mariage et met en évidence l’interdiction des mariages forcés en Islam.

Ilies Benabdeslam

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